Tenez, hier soir par exemple, j’étais chez BLG, au 1000, de la Gauchetière.

Le cabinet y tenait un cocktail pour le lancement officiel d’un bouquin rédigé par trois de ses associés, livre dont l’on parle ici, que je n’ai pas encore lu, mais qu’on m’a conseillé de déposer sur ma table de chevet pour les prochaines semaines.

Il y avait un monde fou, plus de 300 personnes, paraît-il, des collègues des auteurs bien sûr, mais aussi d’autres cabinets, des clients, des magistrats, etc., tous entassés dans une salle légèrement trop petite à jaser de tout et de rien et à déguster vin et petites bouchées.

J’y suis resté 45 minutes environ, c’est peu mais assez en tout cas pour en être reparti rassasié de nouvelles fraîches.

J’ai d’abord croisé Dominic Jaar, l’ex de Bell - et de BLG - converti en homme d’affaires qui a lancé son entreprise l’automne dernier. Tout de go, je l’ai confronté : « C’est toi Me? »

Pour ceux qui l’ignorent, Me est ce présumé avocat qui rédige des dizaines de commentaires sur Droit-inc.com, souvent très bons, parfois douteux, et dont l’identité fait l’objet depuis quelques semaines d’intenses recherches de la part des lecteurs de Droit-inc, sans succès pour l’instant.

Je l’avoue, j’ai bluffé un peu Maître Jaar en feignant savoir qu’il était Me, juste pour voir sa réaction…qui n’a pas tardé. « Mais non, ce n’est pas moi Me, je te le jure! » m’a-t-il dit, en me proposant même, pour le prouver, de m’envoyer son adresse IP pour que je vérifie, proposition que j’ai déclinée, ses arguments m’ayant convaincu qu’il n’était pas le fameux Me.

De toute façon, je lui avais "subtilement" demandé avec quelle compagnie il était pour son cellulaire et quand il m'a dit Bell, j'ai tout de suite su qu'il ne pouvait pas être Me, car lui utilise un iPhone - il l'a écrit hier sur le site - et est donc nécessairement sur le réseau de Rogers.

Hé hé, un vrai Sherlock Holmes que je suis parfois.

Lecteurs de Droit-inc.com, vous pouvez donc continuer vos recherches, à moins que Me décide de se dévoiler lui-même, ou elle-même, car qui nous dit qu’il s’agit d’un homme?

J’ai ensuite discuté avec une associée de BLG, une senior, comme on dit, fort sympathique, surtout avec son sourire qui fait le grand écart. On s’était déjà brièvement croisés, mais on n’avait jamais abordé un sujet aussi sérieux que celui de la littérature. Surtout que l’auteure dont a parlé hier, c’est elle!

Oui, oui, au boulot, elle rédige des papiers juridiques au langage "jargonneux", mais depuis l’âge de six ans, elle écrit aussi, m’a-t-elle confié, des contes, des nouvelles, des romans – non, pas de littérature érotique -, etc., et qu’un jour, elle a l’intention de s’y consacrer à temps plein. Je lui ai proposé sur le champ de publier quelques extraits sur Droit-inc.com, mais à cause du bruit dans la salle je n’ai pas entendu sa réponse. J’ai l’intention de la relancer bientôt.

Dans le couloir, près de l’entrée, j’ai aussi abordé une jeune femme qui semblait s’ennuyer. Une avocate de BLG, du groupe litige. « Ah oui, bien sûr que je connais Droit-inc, m’a-t-elle dit en se présentant, même qu’ici au bureau tout le monde l’appelle Potins Inc! » Potins Inc?

Sur le coup, j’ai eu un choc car je ne me souviens pas n’avoir jamais publié une nouvelle sur la vie croustillante ou non des avocats du Québec, à part, peut-être, l’été dernier, lorsque deux anciens présidents de l’AJBM avaient décidé de publier leurs photos de mariage sur Facebook, nouvelle, il est vrai, qui fut la plus lue de 2008. Mais à part ça?

Quoiqu’il en soit, j’ai demandé à cette avocate, puisqu’elle avait piqué ma curiosité, si elle avait elle-même quelques potins à me refiler car j’étais soudainement devenu en « manque » en pensant à l’édition de Droit-inc.com du lendemain.

Elle aussi, j’ai l’intention de la relancer…