Stéphane D. Tremblay, le nouveau magistrat qui siège dorénavant en chambre civile.
Stéphane D. Tremblay, le nouveau magistrat qui siège dorénavant en chambre civile.
Stéphane D. Tremblay avait transporté ses pénates à Gatineau, en 2012, pour poursuivre la pratique privée. « J’ai eu quelques signaux que des postes s’ouvraient à la magistrature, et que je devrais y porter attention », explique le nouveau magistrat qui siège dorénavant en chambre civile, à la Cour du Québec de Gatineau.

L’ex-plaideur, féru de litige civil et commercial, entame ainsi une troisième carrière : après une douzaine d’années dans la fonction publique fédérale, et autant comme plaideur, le Barreau 2005 maniera dorénavant le maillet.

Il arrive au droit après une carrière de fonctionnaire dans la capitale fédérale. Le Saguenéen d’origine a fait son droit à l’Université d’Ottawa et passe ses premières années de pratique au cabinet montréalais de McCarthy Tétrault.

« J’ai adoré pratiquer le droit. Je me voyais pratiquer encore longtemps, au-delà de la retraite, je n’ai jamais pensé devenir juge ! », dit-il.

Plus de six mois de réflexion

Mais voilà, des postes sont sur le point de devoir être pourvus, à Gatineau, ce qui incite l’ex-avocat de la boutique gatinoise Noël et Associés à réfléchir à son avenir.

« Une fois que la graine est semée, on y réfléchit. Dans mon cas, ça a été assez long, plus de six mois. Finalement, j’ai postulé au concours, et un soir la ministre (de la Justice, Sonia Lebel) m’a appelé. »

Le coup de fil, passé au début du mois de décembre dernier, lui annonçait que sa nomination serait publique le lendemain… il est donc magistrat depuis le 6 décembre.

Depuis quelques semaines qu’il siège, il remarque la différence entre sa vie actuelle et celle d’avant.

Plus de responsabilité

« La vie change du jour au lendemain. Le téléphone cesse de sonner, on ne reçoit plus de courriel. La charge de travail est substantielle, mais le rythme est moins effréné ; on est moins en contrôle de son horaire aussi. »

Surtout, le poids qui pèse sur ses épaules est plus important. « Il y a une portion un peu moins connue en matière (de magistrature) civile ; on tranche les questions de garde en établissement, donc nos décisions ont des impacts très importants dans la vie d’une personne, et des familles. C’est ce qui a occasionné le plus d’adaptation. »