Peter Auvinen, nouveau patron de Miller Thomson, Élu par l’association de son cabinet au début juillet.
Peter Auvinen, nouveau patron de Miller Thomson, Élu par l’association de son cabinet au début juillet.
Élu par l’association de son cabinet au début juillet, Peter Auvinen veut que Miller Thomson consolide sa présence au pays.

Spécialisé dans les marchés intermédiaires, comme Montréal, Miller Thomson souhaite aussi consolider sa présence auprès de clients commerciaux en quête d’expansion, ou d’acquisitions.

« Il est certain que les marchés canadiens où nous sommes déjà actifs proposent de bonnes possibilités de croissance », tant au plan des nouvelles affaires que de la croissance organique, à partir des clients déjà existants.

Par ailleurs, la grande région de Montréal est riche en potentiel : « l’économie va bien, les fusions et acquisitions se multiplient, il y a de grands projets d’infrastructures », sans compter que le Québec est une des places fortes du capital de risque au pays.

Peter Auvinen signale que le bureau de Montréal, qui comptait près de 50 avocats voici 5 ans, en compte aujourd’hui tout près d’une centaine.

« Notre équipe montréalaise de droit de la construction est l’une des meilleures de l’industrie et nous occupons une place de choix dans les fusions et acquisitions au pays », explique celui qui est arrivé chez Miller Thomson en 1996.

International

Il y a plus, car Miller Thomson a des visées à l’international. Et veut notamment guider les entreprises étrangères cherchant à s’établir au Canada. Pour ce faire, tant le cabinet que Peter Auvinen ciblent la Scandinavie pour mousser la croissance.

En tant que chef du groupe de pratique Régions nordiques, Peter Auvinen pilote notamment l’expansion des activités du cabinet dans ces pays des régions circumpolaires.

Il cite l’exemple de « plusieurs entreprises finlandaises qui cherchent à s’établir en Amérique du Nord » comme un segment de marché prometteur. Miller Thomson entend y arriver notamment à l’aide de partenariats avec des cabinets établis dans les capitales de ces pays.

La stratégie de Miller Thomson vise à répondre aux nouveaux impératifs du marché juridique : la concurrence des fournisseurs alternatifs, les nouvelles exigences quant aux modes de facturation, voilà autant d’occasions de se démarquer.

Le cabinet entend bien tirer profit d’une approche davantage centrée sur la gestion, intégrée à la structure administrative du cabinet depuis un moment déjà. « Nous avons dans notre équipe de direction depuis plusieurs années des professionnels d’autres milieux, comme des directeurs financiers et des chefs de l’exploitation. »

Il y également un avantage concurrentiel dont le cabinet entend continuer de tirer profit. « Notre travaillons beaucoup avec des outils de gestion de projets juridiques. Nous offrons une meilleure prévisibilité quant à l’issue des dossiers et à leurs coûts. Nous implantons une telle approche dans de plus en plus de mandats », et Miller Thomson veut s’en servir pour consolider ses parts de marchés, et sa clientèle.