Me Marc Bellemare. Photo : Bellemare avocats
Me Marc Bellemare. Photo : Bellemare avocats
L’avocat Me Marc Bellemare a remporté son combat contre le service d'indemnisation des victimes d'actes criminels (IVAC).

Coup sur coup, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a donné raison au Barreau 1980, qui représentait les parents et la belle-mère de Daphné Huard-Boudreault, assassinée en mars 2017.

Me Bellemare, en outre, dénonce le dénigrement systématique des victimes de la part de l’IVAC.

« D'abord, elle délègue ses propres avocats pour contester systématiquement les demandes légitimes des victimes devant le TAQ. Ensuite, elle laisse dépérir les victimes pendant au moins deux ans avant une première audience devant la TAQ, faute du financement adéquat qu'il réclame à hauts cris depuis des années », a-t-il déclaré.

Plus largement, Me Bellemare, ancien député libéral de Vanier entre 2003 et 2004, demande à la ministre LeBel de mettre l’IVAC au pas, estimant que des centaines de victimes potentielles sont lésées.

« La simple implication dans la trame factuelle menant au drame ou la confrontation à la scène de crime suffisent. Ignorant cette réalité et trompés par les mensonges de l'IVAC, ce sont des centaines de victimes potentielles qui ne réclament pas chaque année, principalement des proches parents et amis », dénonce-t-il.

Daphné Huard-Boudreault, 18 ans, a été tuée par son ex-conjoint, en 2017. Les parents et la belle-mère de la jeune fille s’étaient vu refuser le statut de victime par l’IVAC. La TAQ, dans trois décisions différentes, leur a donné raison, acceptant de reconnaître leur statut de « victimes ».