La multinationale poursuit son ancien PDG Steve Easterbrook.
La multinationale poursuit son ancien PDG Steve Easterbrook.
Relations sexuelles avec des employées, mensonges pendant une enquête interne, envoi de photos de femmes nues à partir de son adresse courriel professionnelle… Les allégations concernant l’ancien PDG de McDonald dans une poursuite déposée lundi ont de quoi faire rougir Ronald McDonald.

La multinationale poursuit son ancien PDG Steve Easterbrook, qui a quitté l’entreprise en novembre dernier, pour tenter de récupérer les généreuses indemnités de départ qu’elle lui a versées, rapporte le site américain Business Insider.

En octobre dernier, une enquête interne avait été déclenchée à propos de M. Easterbrook, puisqu’il entretenait une relation avec une employée de l’entreprise, ce qui contrevenait aux code de conduite du géant du fast food.

Il avait alors été démontré que la relation était consensuelle, et qu’elle n’était pas « physique ». Le PDG avait affirmé qu’il n’avait jamais eu de relation sexuelle avec une employée de McDonald.

M. Easterbrook a été congédié, mais il a touché des millions de dollars en indemnités de départ – McDonald disant vouloir assurer une transition harmonieuse.

Or, une plainte anonyme reçue en juillet alléguait que l’ancien PDG avait eu des relations sexuelles avec trois employées de l’entreprise.

Une nouvelle enquête a révélé que M. Easterbrook s’était lui-même envoyé, à partir de son adresse courriel professionnelle, vers son adresse personnelle, « des douzaines de photos de femmes nues, partiellement nues ou encore de photos sexuellement explicites ». Trois des femmes sur ces photos étaient des employées de McDonald.

De plus, selon la poursuite, M. Easterbrook aurait approuvé un fonds discrétionnaire spécial comprenant des actions d’une valeur de plusieurs centaines de milliers de dollars pour une de ces employées, « peu de temps après leur première relation sexuelle, et quelques jours avant leur deuxième ».

L’ancien PDG avait supprimé les courriels et les photos explicites de son téléphone professionnel, l’automne dernier, avant de le remettre aux enquêteurs internes, selon le document de cour. Mais ce qu’il ignorait, c’est qu’elles se trouvaient toujours dans les serveurs de la compagnie, puisqu’il les avait envoyées à partir de son adresse professionnelle. Oups!