Me Kim Bouchard et Marie-Andrée Gauthier. Photos : Sites web de Martel Savard & Associés inc. et d'Experte francophone
Me Kim Bouchard et Marie-Andrée Gauthier. Photos : Sites web de Martel Savard & Associés inc. et d'Experte francophone
Six femmes se sont tournées vers les tribunaux dans le but de modifier la Loi sur l’assurance-emploi, révèle TVA Nouvelles. Les audiences ont débuté mardi devant la division générale du Tribunal de la sécurité sociale.

Le Mouvement Action-Chômage (MAC) de Montréal appuie les six travailleuses, et estime dans un communiqué que certaines dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi sont « discriminatoires » et « pénalisent les femmes sur la base de leur grossesse ».

« Le recours vise à faire déclarer inconstitutionnelles certaines dispositions de la Loi sur l'assurance-emploi qui sont discriminatoires et pénalisent les femmes sur la base de leur grossesse », poursuit le MAC.

L’avocate du MAC Me Kim Bouchard est responsable du dossier.

Marie-Andrée Gauthier, du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec, déplore elle aussi la situation, qui « place les femmes dans un état de grande précarité économique et les enferme dans une position de vulnérabilité et de dépendance face à l'autre parent ».

« Au Québec, le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) prévoit que le versement de prestations de chômage n’affecte pas la durée des prestations maternité, paternité, ou parentales. Ainsi, la nouvelle mère ne sera pas pénalisée par sa perte d’emploi, elle aura droit à l’entièreté de ses prestations RQAP contrairement aux mères canadiennes dans la même situation », indique-t-on sur le site web du MAC.

Par contre, les mères québécoises et canadiennes n’ont plus droit aux prestations régulières d’AE auxquelles elles s’étaient pourtant qualifiées avant l’accouchement, indiquait en mars dernier le Journal de Québec.