Le professeur Alain Roy. Photo : Facebook
Le professeur Alain Roy. Photo : Facebook
La publication du 15 février dans laquelle Alain Roy annonce la fermeture de cette page créée en 2017 a entraîné des centaines de réactions et de commentaires de la part de ses abonnés, la grande majorité attristés.

Touché par ces réponses chaleureuses et sollicité par plusieurs s’interrogeant sur les raisons derrière cette décision, il a accepté d’expliquer son choix dans une deuxième publication mise en ligne le 17 février.

Il y indique que cette page, à sa création, avait un objectif pédagogique, qu’elle était en quelque sorte un prolongement de sa classe. Or, dans ses cours, il peut facilement s’assurer que les débats se font dans le respect et sans censure aucune.

« L’expérience des derniers mois m’a permis de constater qu’il n’en va pas de même sur cette page où certain.e.s ont voulu s’arroger le droit de décider de ce qui pouvait être ou non débattu, d’insulter celles et ceux qui ne partageaient pas leur avis et, après avoir été bloqué.e.s en raison de leurs propos offensants, que ce soit à mon endroit ou à l’endroit d’autres personnes, d’insinuer dans les journaux étudiants qu’on tentait de les invisibiliser », écrit-il.

Sur sa page où il traite principalement de droit de la famille, de droit animalier et de droit de l’enfant, ce seraient les conversations portant sur le droit étudiant, tout particulièrement les derniers débats au sujet du « mot en n » et de la liberté académique qui auraient dérapé.

Plusieurs des abonnés de la page ont commenté ce départ dans le respect. L’une d’entre elles, Véronique Lapointe, écrit « Bien qu’il ait été intéressant pour tou.te.s, je crois, que vous persistiez ici, comme ailleurs, ça ne l’aurait peut-être pas été pour vous. Je n’ose pas imaginer l’ampleur du poids que cela faisait peser sur vos épaules. Il est beau, aussi, de regarder Sisyphe déposer sa pierre pour reprendre son souffle. »

Me Roy a rassuré ses lecteurs en spécifiant qu’il n’abandonnait pas ses combats.