Lu Chan Khuong. Photo : Archives
Lu Chan Khuong. Photo : Archives
Lu Chan Khuong a fait un imposant virage professionnel il y a deux ans en quittant à la fois son mari et son cabinet (Bellemare Avocats) pour fonder son propre bureau, LCK Avocats, à Québec.

Hors de question pour elle de laisser de côté ses clients pour faire campagne. Elle ne sera donc pas candidate aux élections du bâtonnat cette année, pour y affronter notamment son ex-collègue du CA du Barreau, Antoine Aylwin.

« Je ne peux et ne veux pas me permettre de laisser tomber mes clients. Ce serait un suicide professionnel », nous écrit-elle par courriel.

Maintenant qu’elle a célébré son cinquantième anniversaire, Me Khuong choisit de consacrer ses efforts à servir les plus démunis, des accidentés et des victimes, en respectant leur capacité de payer.

« Changer le monde. Un dossier à la fois. En étant sur le plancher des vaches, je constate clairement que la vie est différente et plus difficile pour certains », fait-elle valoir.

Elle ne renonce toutefois pas à une éventuelle candidature, dans quelques années, puisque très peu d’avocats peuvent aspirer à cette fonction. Seuls ceux qui ont déjà occupé un siège au conseil d’administration du Barreau y sont admissibles, soit un peu moins de 500 avocats.

Cependant, Me Khuong craint que les futurs bâtonniers ne proviennent toujours de la métropole, puisque c’est là que se trouvent la majorité des avocats ayant le droit de vote.

« C’est un des problèmes de la « nouvelle gouvernance », l’absence d’une alternance entre Québec, Montréal et la région (comme avant). Oubliez la réalité de Québec et des régions », conclut-elle.