Ghislaine Maxwell. Photo : Radio-Canada
Ghislaine Maxwell. Photo : Radio-Canada
Ghislaine Maxwell a entamé une procédure devant la justice française à l’encontre des Éditions Albin Michel, qui vient de publier le livre L’île de tous les vices, écrit par le journaliste Jean-Gabriel Frédet.

L’ouvrage paru le 3 mars met en cause Ghislaine Maxwell, et porte atteinte à la présomption d’innocence, affirme l’avocat de le femme d’affaires américano-britannique.

Ghislaine Maxwell a été arrêtée par le FBI en juillet 2020. Elle est accusée d’avoir recruté des jeunes filles, dont des mineures, pour qu’elles aient des relations sexuelles avec l’homme d’affaires Jeffrey Epstein. Ce dernier est décédé en prison en août 2019.

Mme Maxwell est présentement en détention provisoire dans l’attente de son procès prévu au mois de juillet 2021.

« La publication de cet ouvrage par Albin Michel constitue une atteinte inacceptable à la présomption d'innocence de Ghislaine Maxwell, affirme Me Olivier Laude, l’avocat de Ghislaine Maxwell, dans un communiqué. Compte tenu de l'imminence de son procès pénal, présenter Ghislaine Maxwell comme coupable - ce que fait cet ouvrage - est aussi insupportable qu'irresponsable. »

Mme Maxwell a assigné les Éditions Albin Michel le 15 avril. Une audience est prévue le 19 mai 2021.

Elle demande la destruction des exemplaires existants de l’ouvrage et la publication judiciaire d'un communiqué. Pour les éditions futures, elle réclame la suppression de tous les passages portant atteinte à son droit à la présomption d’innocence, ainsi que l'ajout d'un bandeau en couverture rappelant la présomption d’innocence.

Mme Maxwell demande également la condamnation des Editions Albin Michel au versement de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi.

« Le mépris flagrant affiché à l'égard du droit fondamental de Ghislaine Maxwell à la présomption d'innocence appelle une sanction immédiate à l'égard des Editions Albin Michel, une telle sanction devant servir d'exemple pour que les médias en France et dans le monde cessent de croire qu'ils peuvent agir ainsi en toute impunité, au préjudice de Ghislaine Maxwell comme au préjudice de toute personne confrontée à la même épreuve », explique Me Olivier Laude.