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Le monde du droit privilégie encore fortement les hommes au détriment des femmes, indique un rapport de Yale Law Women, qui constate que seul un associé disposant de droit de vote sur cinq est une femme aux États-Unis.

Les cabinets ont mis en place des mesures pour que les femmes puissent prendre davantage de place dans le milieu. Mais les résultats sont encore limités, rapporte Global Legal Post.

C’est que ce déséquilibre est profond. Seul le tiers des entreprises interrogées a supprimé tous les accords de non-divulgation couvrant les plaintes pour harcèlement sexuel et autres litiges.

Des hommes reconnus dans le monde du droit ont été accusés de harcèlement sexuel, comme le juge d’appel fédéral Stephen Reinhardt et le professeur de droit Jed Rubenfeld, qui exerçait à Yale, avant d’être suspendu deux ans.

Les femmes noires et latino-américaines sont particulièrement mal loties. Elles représentent moins de 1% de tous les associés des cabinets d’avocats aux États-Unis.

Au Québec, la moitié des avocates ont déjà subi du harcèlement sexuel, indique une étude dévoilée récemment par le Barreau du Québec.

Trois avocates québécoises sur dix ont subi des remarques désobligeantes au sujet de leur corps, de leur apparence ou de leurs activités sexuelles. Une sur quatre a déjà été touchée d’une façon qui l’a rendue mal à l’aise

Et l’enquête rapporte des cas d’agressions sexuelles et de viols d’avocates dans leur milieu professionnel.

Cependant, seul 1% des répondants victimes de harcèlement ou de comportements sexuels non désirés ont dénoncé ces gestes au syndic du Barreau ou à la police.