Gilbert Rozon. Source : Radio-Canada
Gilbert Rozon. Source : Radio-Canada
L’homme d’affaires Pierre Lapointe déposait la semaine dernière une demande introductive d’instance contre Gilbert Rozon et son ex-femme, Danielle Roy.

M. Lapointe est représenté par Me Vincent Thibeault, du cabinet Thibeault Joyal avocats. Il reproche au couple de lui avoir vendu une propriété d’Outremont contenant plusieurs vices cachés, précisent les documents judiciaires dont Droit-inc a obtenu une copie.

Pierre Lapointe réclame solidairement 392 240 $ à M. Rozon et à Mme Roy. Il a acheté leur ancienne propriété en janvier 2019 au coût de 5,1 millions de dollars.

Joint par Droit-inc, Me Thibeault a décliné notre demande d’entretien. Au moment d’écrire ces lignes, l’avocat de M. Rozon n’avait pas retourné nos appels.

De « fausses représentations »

Au terme de la déclaration du vendeur, qui a été signée en septembre 2018, M. Rozon aurait assuré à M. Lapointe que son ancienne propriété « n’avait jamais subi de dommage suite à un incendie, qu’il n’y avait eu aucune infiltration d’eau (sauf une fuite d’eau en 2015), ni aucune défectuosité au système de chauffage », explique la poursuite.

L’homme d’affaires estime aujourd’hui qu’il s’agissait de « fausses représentations ». La propriété aurait notamment été victime d’un « incendie majeur » en juin 2010, alors que M. Rozon et Mme Roy en étaient propriétaires.

Pierre Lapointe a appris cette information au printemps 2020.

Me Vincent Thibeault. Source : Site web de Thibeault Joyal Avocats
Me Vincent Thibeault. Source : Site web de Thibeault Joyal Avocats
Outre les dommages causés par l’incendie au sous-sol et rez-de-chaussée de la maison, M. Lapointe affirme que le système de chauffage a subi des dommages importants.

« De plus, eu égard au système de chauffage, Lapointe a découvert que non seulement la plomberie de celui-ci avait fui, mais qu’il était au surplus manifestement défectueux », illustre la requête.

M. Lapointe aurait déboursé « plus de 200 000 $ » pour rembourser ce système.

« Évidemment, ni l’incendie ni les fuites et déficiences du système de chauffage n’auraient pu être décelés par un acheteur prudent et diligent tel que Lapointe, d’autant que Rozon et Roy en ont sciemment caché l’existence ».

M. Lapointe aurait aussi décelé d’autres « vices » liés à l’isolation et à l’électricité, ainsi que de nombreuses infiltrations d’eau et de la présence de moisissure.

« N’eut été des fausses représentations de Rozon et Roy quant à l’état de la Propriété, Lapointe ne l'aurait jamais acheté à un tel prix. »

Les dommages

L’homme d’affaires Pierre Lapointe estime que l’incendie aurait fait perdre à la propriété 5 % de sa valeur au prix d’achat, soit 257 240 $.

Il réclame 392 240 $, sauf à parfaire, « à titre de dommages pour avoir négligé et/ou omis abusivement et illégalement de déclarer le réel état de la Propriété. »

La mise en demeure de M. Lapointe serait demeurée sans réponse, mentionne la demande introductive d’instance.