Source : Shutterstock
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La technologie s’apprête à bouleverser totalement le marché juridique au point de supprimer la moitié des emplois d’avocats. Et les avocats qui resteront en activité devront utiliser tous les moyens possibles pour stimuler leur productivité, prédit le rapport Mondes futurs 2050 : images des mondes futurs auxquels la profession juridique sera confrontée en 2020-2030, rédigé par des chercheurs de la Law Society, l’organisme professionnel des avocats britanniques.

L’intelligence artificielle, et des technologies associées, pourraient réduire radicalement le nombre d’avocats entre 2030 et 2050. Dans trente ans, on pourrait compter 50% d’avocats en moins, selon le pire scénarios.

Mais cette diminution pourrait se limiter à 20% selon un scénario plus conservateur.

Les avocats qui resteront devront être à la hauteur. Pour cela, ils pourraient être contraints de prendre des médicaments améliorant les performances afin d’augmenter leur productivité, prédit le rapport de la Law Society.

La vague technologique qui s’apprête à déferler menacerait d’abord les cabinets les plus petits. Mais les cabinets d’affaires rencontreront aussi des difficultés, car la technologie permettra aux clients de réaliser un plus grand nombre de missions en interne.

Il restera aux avocats humains la gestion des relations avec les clients ainsi que les services juridiques de très haute complexité. Ces avocats pourraient ne pas avoir d’autre choix que de recourir à des médicaments pour stimuler leur productivité.

L’ampleur des changements apportés par la technologie est telle que 85 % des emplois prévus pour 2030 restent à inventer, selon les chercheurs de la Law Society.