Djemila Carron, Ndeye Dieynaba Ndiaye, Catherine Mathieu et Rachel Chagnon. Photos : Site web de l’UQÀM et LinkedIn
Djemila Carron, Ndeye Dieynaba Ndiaye, Catherine Mathieu et Rachel Chagnon. Photos : Site web de l’UQÀM et LinkedIn
La vie étudiante de l’UQAM est connue pour sa vivacité. Aujourd’hui, c’est son département des sciences juridiques qui foisonne !

L’UQÀM a en effet recruté trois nouvelles professeures, en plus de voir l’une des membres de son corps professoral accéder à la direction du Département des sciences juridiques.

Rachel Chagnon, qui était déjà à l’emploi de l’UQÀM, est désormais la directrice du Département. Djemila Carron, Catherine Mathieu et Ndeye Ndiaye, de leur côté, y font leur entrée comme professeures.

Voici leur parcours.

Rachel Chagnon

Jointe par Droit-inc, Mme Chagnon explique qu’elle est heureuse d’avoir été portée à la tête du département. Ses collègues ont entériné sa candidature, un velours pour celle qui est à l’emploi de l’UQÀM depuis plusieurs années.

Avocate de formation, Mme Chagnon est à la veille d’un automne chargé. Elle promet notamment de continuer à donner des cours au département en plus de poursuivre ses activités de recherche.

Précédemment directrice de l’Institut d’études et de recherches féministes, Rachel Chagnon s’intéresse aux questions liées aux politiques publiques en matière d’égalité et de non-discrimination.

Certains de ses projets de recherche portent, entre autres, sur l’impact de la loi sur l’équité en matière d’emploi sur le travail des femmes, sur la mise en oeuvre des principes de non-discrimination dans les médias canadiens ainsi que sur la criminalisation de la prostitution.

Catherine Mathieu

Catherine Mathieu est professeure au département des sciences juridiques de l’UQÀM depuis le 1er juin dernier.

« C’est une immense joie. C’est l’accomplissement d’un travail que je fais depuis des années », s’enthousiasme Me Mathieu au bout du fil.

Celle qui a exercé en pratique privée, chez Woods, a entrepris un doctorat avec un objectif en tête : « devenir prof », comme elle l’explique.

« La journée où j’ai reçu l’appel, je pense que ce fut la plus belle journée de ma vie. C’est l'accomplissement de plusieurs années de dur labeur ».

C’est un rêve de longue date qui se concrétise pour La Barreau 2016. Nous pouvons aussi dire qu’elle s’y est longuement préparée. C’est ce qu’assure Me Mathieu, notamment lorsqu’elle explique avoir insisté pour acquérir de l’expérience pratique avant de se lancer au doctorat.

« J’ai été engagé au département comme professeur administratif, alors que j’ai de l’expérience pratique en droit administratif et en droit constitutionnel », illustre Me Mathieu.

« Mon expérience pratique m’a amené à bien connaître le secteur des télécommunications, de bien connaître le fonctionnement du CRTC (...) », donne-t-elle en exemple.

Catherine Mathieu détient un baccalauréat en affaires publiques et relations internationales et un baccalauréat en droit de l’Université Laval.

Ses études à la maîtrise en droit constitutionnel lui ont notamment permis de travailler à titre de conseillère au Secrétariat aux relations intergouvernementales canadiennes. Notons qu'elle a aussi travaillé comme auxiliaire juridique à la Cour suprême du Canada auprès du juge en chef Beverley McLachlin.

C’est à l’automne 2018 que le Barreau 2016 a commencé son doctorat en droit à l’Université McGill, sous la supervision de la professeure Johanne Poirier.

Sa thèse examine les enjeux soulevés par l’interrelation et les chevauchements entre la législation provinciale et fédérale en matière de protection du consommateur. Ses champs d’intérêt sont le droit administratif et le droit constitutionnel, plus particulièrement l’interaction entre ces deux domaines de droit et le droit de la consommation.

Depuis quatre ans, Catherine Mathieu agit à titre d’instructrice de l’équipe de l’Université McGill pour le concours de plaidoirie Laskin, en plus de siéger sur le comité exécutif de la section Droit administratif de l’ABC-Québec.

Ndeye Dieynaba Ndiaye

Ndeye Dieynaba Ndiaye fait son entrée au Département des sciences juridiques, où elle enseignera en droit des migrations.

« Je suis très heureuse d’avoir été choisie pour le poste de professeur de droit de l’immigration, d’autant plus qu’il s’agit de mon domaine », explique la nouvelle professeure.

« C’est une excellente nouvelle pour moi. »

Et ce n’est pas qu’une question pécuniaire. Mme Ndiaye se dit en phase avec les « valeurs » de l’UQAM.

« Quand je parle de valeurs, je parle d’ouverture, d’inclusion. La culture uqamienne nous permet de former des étudiants en droit dans une perspective de justice sociale, de rejoindre la société », explique-t-elle notamment.

Ndeye Dieynaba Ndiaye est en quelque sorte la petite dernière du groupe, car elle a soutenu sa thèse de doctorat le 13 juillet 2020. Elle y a d’ailleurs obtenu la mention excellence en raison de sa présentation et de ses réponses aux questions.

Sa thèse s’intitule « L’impact de l’externalisation de la lutte européenne contre les migrations irrégulières sur les droits des migrants dans les pays d’origine ou de transit ». Elle a été codirigée par les professeurs Olivier Delas, de l’Université Laval, et François Crépeau, de l’Université McGill.

Il s’agit d’un domaine de recherche qui l’« interpelle particulièrement », nous a-t-elle expliqué au téléphone.

En 2015, elle a publié aux Éditions L’Harmattan son mémoire de Master 2 intitulé « Droits fondamentaux des étrangers en centres de rétention. Deux exemples européens: le CRA (Paris) et le CIE de Via Corelli (Milan) ».

Djemila Carron

Djemila Carron est professeure au Département des sciences juridiques de l’UQÀM, depuis le 1er mai dernier. Comme ses collègues, Mme Carron a une feuille de route qui pourrait en étourdir plus d’un !

Elle a soutenu sa thèse en droit international humanitaire à l’Université de Genève en 2015, en plus d’avoir cofondé en 2013 la Law Clinic sur les droits des personnes vulnérables de l’Université de Genève. Elle a codirigé cet institut jusqu’en 2018.

Fait inusité, elle a mené des enseignements de droits humains, notamment sous forme clinique, dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya pour le Centre InZone de l’Université de Genève.

Djemila Carron est membre de divers réseaux académiques, notamment le Réseau francophone des cliniques juridiques. Elle a cofondé en 2017 le Réseau Droit, Genre et Sexualités en Suisse romande.

Ses intérêts portent sur l’enseignement clinique du droit, les pédagogies critiques en droit, les approches queers du droit, les droits humains et le droit international humanitaire.