Probablement pas, mais le procès Clearstream met en émoi les cabinets français de souche qui veulent tous leur part du gâteau.

« Pour les avocats, c’est le procès où il faut être, se faire voir et le faire savoir. C’est le procès de la rentrée, le festival judiciaire d’automne, celui où tout avocat qui compte, ou croit compter, se doit de monter les marches du Palais poursuivi par les caméras et les photographes » résument nos confrères du Figaro.

L’affaire des faux-listings Clearstream

Il faut dire que l’affaire Clearstream a de quoi interpeller. C’est une histoire de faux listing, mêlant des personnalités françaises de premier plan, issues du monde politique et industriel.

En 2004, un magistrat du pôle financier de Paris reçoit, d’un expéditeur anonyme, une liste de noms de personnes bénéficiant de comptes bancaires secrets, ouverts auprès de la banque luxembourgeoise Clearstream, et utilisés pour blanchir de l’argent sale. Parmi les titulaires des comptes, Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances et actuel Président français.

Depuis, le corbeau a été démasqué et l’affaire s’est révélée avoir été montée de toute pièce.
Le procès, qui s’est ouvert lundi à Paris, cherche à faire toute la lumière sur les auteurs de la mascarade. Au rang des accusés, Dominique Galouzeau de Villepin, ancien premier ministre, qui, bien qu’issu du même courant politique que Sarkozy, était un concurrent potentiel lors de la course à la Présidentielle. Nicolas Sarkozy s’est porté partie civile au procès.

Du monde pour les défendre

Chaque personnalité impliquée, de près ou de loin dans le dossier, a sa star du barreau pour la défendre. Pour ne citer que les plus connus, Sarkozy a choisi Me Thierry Herzog, avec lequel il était associé lorsqu’il exerçait encore la profession d’avocat. Me Herzog est l’incontournable des procès politico-financiers, il a notamment défendu l’ancien maire de Paris, dans une célèbre affaire de fraude électorale et Thales dans le scandale des frégates de Taïwan.

Pour les anciens ministre et premier ministre, Dominique Strauss-Khan et Laurent Fabius, ce seront Me Jean Veil et Jean-Michel Darrois qui assureront les plaidoiries.

Un seul absent à la liste (vraie celle-ci) des avocats du procès : Me Georges Keijman car personnellement impliqué dans le dossier. On ne peut pas être partout !