La malchance d’avoir placé de l’argent à la Stanford Bank International, soupçonnée d’avoir détourné 7,2 milliards de dollars US.

Les deux avocats sont parmi les 215 clients canadiens, dont 106 québécois, de l’établissement. Avec un siège dans le paradis fiscal d’Antigua, le groupe financier a attiré sa cliente, située dans le monde entier, en promettant un retour sur investissement exceptionnel.

La suite on l’imagine. Aucune des sommes reçues n’a jamais été investie. Les fonds des clients étaient rémunérés par les dépôts d’argent d’autres clients, selon le principe désormais bien connu de la pyramide de Ponzi. Les comptes du groupe ont été bloqués le 16 février par les autorités américaines et son dirigeant, Robert Allen Stanford, avec quatre de ses présumés complices, sont actuellement accusés de fraude.

Me Kounadis a quatre comptes ouverts à son nom et mentionnant l’adresse de son cabinet, au sein de la banque Stanford. Ils totalisent un montant, au 31 décembre 2008, de 215 988 $US.

« C’est l’argent d’un client. Il m’a donné une procuration pour m’occuper de l’argent » a expliqué Me Kounadis à nos confrères de La Presse Affaires, qui se sont procurés cette liste de noms.

Plus compliquée, la situation de Me Didus Terry, dont les champs d’expertise s’étendent entre autres aux fusions-acquisitions, au capital risque, aux prêts et restructurations, au droit bancaire et du financement.

C’est lui qui a été choisi en 2004 pour monter l’ouverture du bureau montréalais de la Banque Standford et lui qui a présenté au poste de responsable de ce bureau, Alain Lapointe, avec lequel il avait travaillé dans les années 90.

La liste révèle qu’il possède à titre personnel un compte de 52 936 $ US et un compte de 146 000 $ US via la société Trillium Financial, dont il est le Président et principal actionnaire.

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Photo: de gauche à droite, Dennis Kounadis, Terry Didus.