En hausse

Le bureau du Procureur général du Canada , qui savoure une victoire à la Cour suprême du Canada dans la cause Les États-Unis d’Amérique et Canada (Ministre de la Justice) c.Henry Anekwu. Il s’agissait de savoir si les preuves recueillies au Canada et présentées à la cour sous forme de résumé constituaient des preuves par ouï-dire et de ce fait ‘’violait la Charte canadienne des droits et libertés’’. L’honorable juge Charron rabroue assez sèchement les juges majoritaires de Cour d’appel de la Colombie-Britannique en écrivant :

« J’arrive ainsi à la conclusion que la Cour d’appel a commis une erreur dans son interprétation et son application du par. 32(2) de la Loi. Je suis par conséquent d’avis d’accueillir le pourvoi et de rétablir l’ordonnance d’incarcération et l’arrêté d’extradition. (….) Bref, je conclus qu’une approche empreinte de souplesse, qui n’exige pas que la preuve revête une forme particulière, mais offre néanmoins à l’intéressé la possibilité de contester l’admissibilité de la preuve en vertu de la Charte ou de son contenu en fonction des règles de preuve du droit canadien, s’accorde davantage avec l’objet de l’audience d’extradition. »

En baisse

Le Prince du pot alias Marc Emery, qui vient de se rendre à la justice canadienne pour une éventuelle extradition vers les États-Unis. À la suite d’une entente entre avocats, il devra y purger une peine de cinq ans de prison. Mais le Prince espère toujours une libération conditionnelle d’ici un mois. D’où tout le cirque médiatique qu’il a orchestré (et semble avoir réussi puisque les médias européens et américains en parlent abondamment aujourd’hui).

Je ne connais rien à ce dossier, mais les déclarations du Prince du pot ainsi que celle de sa très jeune femme me rendent perplexe. Marc Emery y dénonce à nouveau une « prohibition diabolique », et encourage ses amis à « planter les graines de la justice ». Il affirme aussi « Les graines que je vends sont en vente aux États-Unis. Il y a une terrible hypocrisie là-dedans. Je n'ai pas fait une seule victime. Personne ne peut dire : “Marc Emery m'a fait du mal. Personne. Les politiciens qui défendent mon extradition soutiennent le crime organisé. ».

Quelqu’un sous l’effet de quelque chose ici?