Me Luce Patenaude n’est plus… Source: Maison Darche
Me Luce Patenaude n’est plus… Source: Maison Darche
Me Luce Patenaude est décédée à l’âge de 87 ans.

Avocate et docteure en droit, Me Patenaude avait été nommée Protectrice du citoyen par Robert Bourassa en 1976. Elle était alors la deuxième à occuper ce poste, après Louis Marceau, et la première femme. Elle a occupé cette fonction durant six ans, jusqu’en 1982.

Me Patenaude détenait un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal. Elle a été admise au barreau en juin 1957.

Dès la fondation du Centre de recherche en droit public en 1962, Me Luce Patenaude était devenue attachée de recherche, une fonction qu’elle occupera jusqu’en 1973.

Elle a également été professeure en droit des personnes, de la famille, des régimes matrimoniaux et donations de 1967 à 1976.

Elle avait publié l’ouvrage Le Labrador à l’heure de la contestation, en 1972, qui traite des questions juridiques au sujet de la frontière terrestre du Québec.

« C'était quelqu'un de remarquable. Mais la vérité c'est qu'il serait bon que certains anciens doyens ou profs de la Faculté ou certains personnages politiques lui rendent hommage avec le prestige qu'elle mérite, pointe l’avocat André Sirois. Elle avait été nommée Protecteur du citoyen par Robert Bourassa et la rumeur était que non seulement ils avaient d'excellents liens d'estime et d’amitié, mais aussi qu'il lui devait bien cela, parce que, alors qu'ils étudiaient le droit ensemble, il avait préparé plus d'un examen avec les excellentes notes qu'elle prenait. »

L’avocat à la retraite Michel Daoust, qui était l’assistant de Me Luce Patenaude de 1979 à 1984, salue la juriste: « Je retiens d’elle son professionnalisme inégalé, une femme d’une intelligence remarquable , d’une honnêteté et d’une intégrité sans pareil. Que de dévouement consacré aux citoyens et citoyennes du Québec qu’elle desservait avec respect et avec une grande générosité. C’est une dame d’une grande noblesse que le Québec vient de perdre mais dont l’histoire se souviendra. Elle aura été une source d’inspiration tout au long de ma carrière d’avocat et je lui en serai toujours reconnaissant. »