Sources: Sites web de LexisNexis et de Thomson Reuters et Shutterstock
Sources: Sites web de LexisNexis et de Thomson Reuters et Shutterstock
L’acquisition de la firme de technologie juridique Closd par LexisNexis pourrait bien être une réponse aux récentes emplettes de Thomson Reuters.

LexisNexis a mis la main sur la plateforme française Closd, spécialisée dans la gestion automatisée des projets juridiques. Bien que récente - elle a été créée en 2018 -, Closd équipe 42 000 utilisateurs dans le monde, parmi des cabinets d’avocats, des directions juridiques et des fonds d’investissement.

Très implantée en Europe, Closd entend développer sa présence internationale avec cette transaction. L’an passé, cette legal tech basée à Paris avait levé 900 000 dollars pour développer sa place sur le marché européen.

« Cette alliance avec un acteur mondial de l'information et des technologies juridiques va stimuler notre croissance et le développement de nos solutions, et soutenir notre stratégie d'internationalisation, dans un secteur en plein essor », souligne Grégoire Debit, cofondateur et directeur général de Closd, qui est lui-même un ancien avocat d’affaires.

De son côté, LexisNexis élargit sa gamme de solutions destinée aux professionnels du droit avec des outils d'analyse, de gestion des documents juridiques et d'aide à la décision. La plateforme Closd permet la gestion automatisée des flux de travail, le partage sécurisé de documents, des salles de données sécurisées, la génération de bibles de transactions et l'archivage de documents. Elle intégrera LexisNexis Legal & Professional.

« Cette acquisition s’inscrit pleinement dans notre stratégie de développement d’outils d’aide à la décision, reposant sur notre croissance organique ainsi que sur des acquisitions de solutions d’analytique et de logiciels juridiques », explique Philippe Carillon, le président de LexisNexis pour l’Europe continentale, le Moyen-Orient et l’Afrique, par communiqué.

Cette acquisition pourrait être la première d’une série de fusions et acquisitions au cours des années à venir, envisage Artificial Lawyer. LexisNexis n’avait pas été très actif dans ce domaine au cours des dernières années.

Mais la donne pourrait avoir changé avec les acquisitions que Thomson Reuters a entrepris depuis deux ans.

Thomson Reuters a notamment acquis HighQ, spécialiste de la gestion automatisée de projets, et Caselines, centrée sur le partage numérique de documents entre les équipes juridiques, les policiers, les procureurs et les juges. Elle a aussi lancé sa place de marché, donnant accès à une diversité de fournisseurs partenaires. Cette expansion dans le secteur de la technologie juridique pourrait avoir accéléré la mise en œuvre de la stratégie de croissance de LexisNexis.