« Récemment, nous avons aidé une étudiante déjà mère à obtenir de l’administration un horaire de cours adapté. Cela pour qu’elle puisse poursuivre ses études. » Voilà ce que répond du tac au tac Jean-François Demers quand on lui demande quel est l’accomplissement dont il est le plus fier depuis sa prise de fonction.

Portrait

Après un premier bac en communication, sciences politiques et société à l’UQAM, Jean-François Demers intègre l’UdM en droit. Pourquoi cette université, plutôt que l’UQAM ou Mc Gill ? « J’ai apprécié mon séjour à l’UQAM, mais après plusieurs années, j’ai eu le goût de changer de milieu et j’ai choisi l’UdM car je voulais étudier dans ma langue maternelle », dit-il.

Il ne le regrette pas. S’il a toujours été impliqué dans diverses activités, il a ressenti un vrai coup de cœur pour l’association qu’il préside désormais. « Quand j’ai vu le dynamisme de l’AED, j’ai tout de suite voulu m’y investir. »

Représentant socio-culturel de sa section la première année, vice-président du comité sport la deuxième année, il est nommé président en troisième année, à l’issue d’une élection disputée. « Aujourd’hui, il ne reste que de bons souvenirs. Il y a toujours eu du respect entre les équipes et maintenant, on est une grande famille », lance-t-il. Même discours pour les law games. Pour lui, ce qui compte, c’est de se réunir et la compétition est vraiment secondaire.

Maintenant en poste, il a des projets plein la tête pour son association. Tous azimuts, il annonce vouloir plus de formations pratiques à l’université, renforcer les liens avec les autres facultés de droit, mettre en place un programme facilitant l’accès de tous à la justice et terminer la rénovation du café étudiant. Mais Jean-François vous n’avez qu’un an !

Tout cela lui prend beaucoup de temps. Une trentaine d’heures par semaine. Il a donc renoncé à avoir un emploi à temps partiel et à la pratique intensive du sport. Sans regret. « L’AED pour moi c’est une expérience en gestion de ressources humaines et de budget très riche. »

Osez lui dire qu’en plus, il est en train de se forger un bon CV. Sa réponse est nette et sans appel. Il ne l’a pas fait pour ça. « Après mes études, je veux me tourner vers le secteur public, il y a des emplois pour des avocats dans les services sociaux, comme le Centre de jeunesse de Montréal. Mes parents aussi sont dans le social, ça doit être de famille.» Bien comme projet, mais niveau salaire, ce n’est pas une panacée ? « Enfin, le salaire n’est pas l’unique motivation d’un choix de carrière, dit-il pour clore le débat, avant de préciser, redonner c’est quelque chose d’important non ? »