La requête vise directement Yvon Vallières, le président de l'Assemblée nationale du Québec, rapporte le quotidien le Devoir.

Au cours des dernières semaines, deux employés de Quebecor ont tenté en vain d'obtenir une accréditation auprès de la Tribune de la presse.

L'organisme, qui regroupe les correspondants parlementaires, a pris cette décision après que son conseil d'administration eut modifié ses règlements de manière à reporter l'étude des accréditations provenant d'un média lié à un conglomérat où un conflit de travail est en cours, indique Radio-Canada.

Quebecor a placé les journalistes du Journal de Montréal en lock-out en janvier après que les deux parties eurent échoué à s'entendre sur un nouveau contrat de travail. Les négociations entre les parties patronale et syndicale sont rompues.

Fasken Martineau, les avocats de Quebecor, contestent l'autorité de la Tribune de la presse d'accorder des accréditations aux journalistes qui veulent suivre l'actualité parlementaire. Ce pouvoir appartient au président de l'Assemblée nationale, mais, en vertu d'une vieille tradition parlementaire, le président l'accorde au conseil d'administration de la Tribune de la presse.

Selon Le Devoir, la requête de Fasken Martineau s'appuie sur une base constitutionnelle en invoquant « la liberté d'expression et son corollaire, la liberté de presse, que doivent protéger les tribunaux ». Elle fait valoir que la Tribune de la presse est une « entité privée et non gouvernementale » qui s'arroge à tort « un droit de regard » et interfère « sur l'exercice du privilège parlementaire ».

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Pour consulter le mémoire déposé à l’Assemblée Nationale par Quebecor et Fasken, cliquez ici.