Me André Gagnon s’est éteint… Source: Coopérative funéraire des deux rives
Me André Gagnon s’est éteint… Source: Coopérative funéraire des deux rives
Me André Gagnon, admis au barreau en 1943, est décédé à l’âge de 100 ans.

André Gagnon était titulaire d’une licence en droit de l’Université Laval. Il est devenu membre du barreau en 1943, alors qu’il servait dans l’armée canadienne. À son dernier jour, il était toujours inscrit au tableau de l’ordre, comme avocat à la retraite.

À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, André Gagnon part étudier le common law, le droit constitutionnel et le droit international à l’Université d’Oxford en Angleterre, où il obtient un baccalauréat et une maîtrise en droit.

De retour au Québec, il rejoint le cabinet Gagnon de Billy, cofondé par son père Onésime Gagnon. Ce dernier avait lui-même été bâtonnier du Barreau de Québec, ministre des Finances de Maurice Duplessis de 1944 à 1958, et lieutenant-gouverneur du Québec.

Me André Gagnon a plaidé devant toutes les cours, y compris la Cour suprême. Il est nommé Conseil de la Reine en 1956. Il s’investit au sein de l’Association du Barreau canadien, dont il devient président de la section du Jeune barreau en 1955.

En 1982, il devient bâtonnier du Barreau de Québec, après avoir occupé plusieurs postes de l’organisation. Il est aussi président du Comité d’application des droits des étudiants et des étudiantes de l’Université Laval.

Il occupe également plusieurs postes au Barreau du Québec, dont la présidence des comités sur la réforme de la procédure en appel, sur les règles de pratique de la Cour suprême du Canada et sur les structures de la Cour d’appel.

Me Gagnon a reçu la médaille d’honneur du Barreau du Québec, et en 2019, la médaille pour mérite exceptionnel du lieutenant-gouverneur Michel Doyon. Il était membre de l’Ordre du Canada. Pour son centenaire, le Comité rayonnement du Barreau lui a remis la mention d’Étoile de la profession au nom de ses 78 années d’inscription au tableau de l’ordre et de ses accomplissements.

Me André Gagnon est toujours resté fidèle à ses engagements, autant dans le milieu juridique que dans le domaine militaire. Il a été nommé colonel honoraire du Régiment de la Chaudière.

Des hommages

Plusieurs témoignages laissés sur son avis de décès rendent hommage à Me André Gagnon. « Votre père fut un précieux associé et ami du mien pendant de si nombreuses années », adresse Josée de Billy à la famille du défunt.

« J’ai côtoyé André Gagnon durant de nombreuses années alors que j’étais directrice de la législation au Barreau du Québec. Homme intelligent et savant, il fut un collaborateur hors pair », salue la juge Suzanne Vadboncoeur de la Cour du Québec

« André Gagnon fut et demeure un modèle pour les plaideurs. En 25 ans de pratique comme avocat dans l'étude Gagnon de Billy, j'ai grandement apprécié ses hautes qualités personnelles et professionnelles: toujours généreux de ses conseils et facile d’accès », écrit Édouard Martin, juge retraité de la Cour supérieure du Québec.

« Les membres du Cercle de la Garnison perdent un membre émérite très assidu et attachant. Le colonel Gagnon a en effet participé à 67 dîners de l’Armistice et il était au Cercle à presque chaque semaine avec ses partenaires de bridge. Nous garderons un souvenir ému de sa grande gentillesse envers le personnel du Cercle et de sa fidélité à l’institution. Au revoir, mon colonel », salue Marc-André Bélanger, le directeur général du Cercle de la Garnison, le plus ancien club militaire au Canada.

Me André Gagnon laisse dans le deuil ses quatre filles, ses douze petits-enfants et ses treize arrière-petits-enfants.