Me Éric De Louya. Sources: Shutterstock et LinkedIn
Me Éric De Louya. Sources: Shutterstock et LinkedIn
L’absence de peinture sur certaines parties du châssis des véhicules électriques Hyundai Kona EV cause-t-elle un préjudice à leurs propriétaires?

Un retraité qui réside à Ste-Anne-de-Bellevue a déposé une demande d’autorisation d’exercer une action collective visant Hyundai Auto Canada, auprès du juge Donald Bisson de la Cour supérieure du Québec.

Le demandeur, Ronald Shanks, a acheté en juin 2022 une automobile électrique Hyundai Kona EV. Un mois après son acquisition, alors qu’il lave lui-même sa nouvelle automobile, le demandeur remarque « une certaine décoloration de la peinture » dans « la section du haut du châssis réservée à la réception de la porte avant côté conducteur », précise la demande d’autorisation d’action collective.

M. Shanks s’aperçoit que d’autres sections du châssis ne sont pas peintes. C’est le cas des charnières de portes et du hayon, de l’habitacle du moteur, et du dessous du capot. Ces sections manquent non seulement de la couche de finition, mais aussi de la couche d’enduit anti-écaillement « qui donne le fini lustré à la peinture ».

Le demandeur s’adresse successivement au vice-président de la concession où il. acheté son automobile, puis au président de la division canadienne de Hyundai en mettant l’entreprise en demeure afin de régler le problème à l’amiable.

Le 24 août, M. Shanks reçoit une lettre de Hyundai Canada qui reconnaît que certaines sections du châssis « sont souvent partiellement couvertes de peinture ».

Le demandeur identifie plusieurs autres clients qui se retrouvent dans la même situation que lui. Or, il signale qu’aucune campagne de rappel n’a été lancée par Hyundai, bien que l’entreprise connaisse le problème.

M. Shanks est représenté par Me Éric De Louya et Me Tom Markakis du cabinet De Louya Markakis, et par Me Benoit Gamache du cabinet BG Avocats.

Le demandeur réclame de pouvoir représenter un groupe constitué de « toutes les personnes physiques et morales ayant acheté ou loué à long terme un véhicule automobile de marque Hyundai Kona électrique (Kona EV) dont une ou plusieurs parties de la carrosserie comportent des couches de peinture de finition absentes ou insuffisantes. »

Entre le 1er janvier 2019 et le 30 juin 2022, ce sont 9066 exemplaires du modèle Kona EV de Hyndai qui ont été vendues au Québec, affirme le demandeur en se fiant aux données statistiques du site AutoMedia.

Au nom du groupe, le demandeur réclame que Hyundai à chaque membre du groupe « la somme correspondant au montant des travaux requis pour réparer les dommages subis à leurs véhicules, Kona EV par la carence de la peinture ou d’une de ses composantes ».

M. Shanks demande également le paiement par Hyundai d’un montant de 500 $ à titre de dommages pour manquement à l’obligation d’information.