Juliane Fonseca. Source: LinkedIn
Juliane Fonseca. Source: LinkedIn
DS Avocats a recruté Juliane Fonseca, une parajuriste française qui travaillait depuis un an et demi chez Gutkin Vincent Dumas et qui se spécialise en droit corporatif.

« Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est que c’est un cabinet international dont le siège social est à Paris, précise-t-elle. Étant française, ça peut me donner à terme l’opportunité d’avoir des missions en France. Un petit cabinet, c’est parfait pour être formé, mais j’avais l’ambition d’évoluer au niveau de mes responsabilités. »

Depuis une semaine, la parajuriste originaire de La Ciotat, sur la côte méditerranéenne, se dit très bien accueillie.

Des missions variées

Elle précise que ses missions sont à peu près les mêmes que dans son ancien cabinet, à plus grande échelle, à savoir : préparer et rédiger des documents corporatifs comme des résolutions annuelles, des incorporations et dissolutions, des documents pour des réorganisations d’entreprises et des fusions…

Juliane Fonseca doit effectuer diverses recherches et inscriptions dans les registres publics, réviser et mettre à jour les livres corporatifs et les registres, correspondre avec les clients, participer à l’organisation et à la préparation de clôtures de transactions…

Gutkin Vincent Dumas l’a formée au droit des affaires, qui n’était au départ pas son domaine, puisque Juliane Fonseca était spécialisée en droit pénal.

« En fait, j’ai vraiment adoré le droit corporatif. J’aimais le côté humain du droit pénal, mais je ne me voyais pas l’exercer, psychologiquement je pense que c’est assez dur et j’avais peur que ça prenne trop de place dans ma vie personnelle. »

Celle qui n’aime pas la routine apprécie la variété des dossiers à traiter en droit corporatif, et le fait qu’il y ait toujours « beaucoup à apprendre ».

Du Sud de la France au Québec

La parajuriste était déjà attirée par le Québec pendant ses études, effectuées à Aix-Marseille Université. Elle y a obtenu une licence en droit, dominante droit privé, l’équivalent d’un baccalauréat.

Puis un Master I, la première partie d’une maîtrise, en droit pénal et sciences criminelles, suivi d’un Master II, l’équivalent d’une maîtrise, en droit pénal – spécialité sciences criminologiques, en juin 2021.

La professionnelle a également suivi dans la même université un diplôme universitaire intitulé « Criminal sciences certificate ».

« Durant ma scolarité, j’ai eu une trêve de cours de trois mois, précise-t-elle. Je voulais visiter Montréal parce que j’y connaissais quelques personnes et j’avais vraiment aimé l’ambiance ici. »

Juliane Fonseca est alors rentrée en France terminer ses études et se disant qu’elle reviendrait ensuite au Québec, ce qu’elle a fait à l’été 2021.

« Je suis revenue avec un Permis Vacances-Travail : j’avais été engagée par Gutkin Vincent Dumas. »

Juliane Fonseca n’a pas eu de modèle particulier dans sa famille lui inspirant l’envie de faire du droit. C’est plutôt sa curiosité intellectuelle et sa soif d’apprendre qui l’ont conduite vers ce milieu.

La parajuriste souhaitait rentrer directement dans la vie active plutôt que de préparer le concours d’avocat en France, où un juriste, l’équivalent d’un parajuriste au Québec, peut devenir avocat après huit ans d’expérience au sein d’un service juridique d’une ou de plusieurs entreprises par exemple.

Une passerelle à laquelle cette sportive adepte d’équitation, qui a l’habitude de skier tous les hivers, songera peut-être plus tard.