En hausse

Un juge, L’honorable François Rolland, ès qualités de juge en chef de la Cour supérieure du Québec.

Rebelote. Deux hausses, le même mois!

Comme moi, il est évident que tout le monde a lu la décision récente de la Cour suprême du Canada. Cette décision qui portait sur les droits des médias dans les palais de justice.

Je n'ai donc pas besoin de rappeler les questions devant le plus haut tribunal du pays.

Seulement un petit rappel.

Depuis le fameux procès du boxeur Dave Hilton, la Cour supérieure du Québec avait établi des règles de conduite à l'intérieur du palais de justice. Notamment, les caméras ne pouvaient pas suivre les personnes (avocats, victimes, témoins, accusés, etc.) allégrement et étaient confinés à chaque étage à un endroit spécifique. Après tout, la justice n'est pas un cirque.

Tout à fait d'accord.

Les médias ont contesté ces règles jusqu'en Cour suprême du pays.

Les médias criaient, au nom de la liberté de presse dans une société libre et démocratique, que c'était là leurs droits innés que de pouvoir filmer TOUT pour assouvir les besoins des téléspectateurs.

La Cour suprême du Canada a presque tout rejeté de leurs demandes, notamment la question concernant la mobilité des caméras.

Ce que j'en pense? Les tribunaux ne sont pas les décors d'une série de téléréalité. Les médias se battent entre eux pour avoir des images les plus spectaculaires les uns des autres.

Pas pour la garantie des droits de la personne, mais bien pour les cotes d'écoute de leurs journaux télévisés. ...

Me Christian Leblanc, de chez Fasken, qui représentait -l’Association canadienne des journaux, Association des journalistes électroniques, Association canadienne des journalistes, Journalistes canadiens pour la liberté d’expression et Canadian Publishers’ Council- m'indiqua que ce jugement était positif pour les autres provinces du pays, en ce que là-bas, les caméras sont complètement bannis des tribunaux...

Me Leblanc plaidait sa troisième cause en l'espace de huit mois à la Cour suprême du Canada. Je me demande s'il a droit à une carte de fidélité à la CSC, comme chez Tim Horton?


En baisse

Les salaires et conditions de travail des procureurs de la couronne.

L'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales du Québec a déterré la hache de guerre et il était bien temps. Ils ont reçu le feu vert de leurs 450 membres pour une éventuelle grève générale.

Ses membres sont submergés de travail - il manquerait un minimum de 200 procureurs - et mal payés. Charge de travail démesurée, salaires déplorables, formation insuffisante et lien de confiance brisé avec l'employeur

Un sondage réalisé auprès des membres de APPC révèle une grande insatisfaction face à tous les aspects de leurs conditions de travail et au manque de respect de la part du gouvernement.

« Une Couronne jeune, en majorité féminine, qui croit en sa mission, mais qui est profondément démotivée et excédée par une charge de travail démesurée; une formation et un support insuffisant et un lien de confiance brisé avec l'employeur », peut-on lire sur le site de l'association.

Qui mérite une petite sanction aujourd'hui?
Qui mérite une petite sanction aujourd'hui?
Mal payés? Jugez- en par vous-même. En fin de carrière, ils ne peuvent espérer que 103 000$. Un scandale. D'autant plus ridicule que, tenez, le salaire d'un stagiaire dans un grand cabinet national du centre-ville est de 70 000 $. On parle ici d'un non-avocat. Un stagiaire : quelqu'un qui est payé pour apprendre (n'est-ce pas cela la fonction d'un stage?). Cette même personne fait un minimum de 100 000 $ au bout de trois années de service, une fois devenu avocat bien entendu.

La comparaison fait mal avec le salaire misérable des Procureurs de Sa Majesté. D'autant plus que ces derniers sont loin de faire un petit 9 à 5. En effet, combien d'heures pensez-vous qu'ils doivent mettre dans les procès sordides de meurtre, de viol ou autre mocheté de la vie? Mais le plus choquant c'est qu'avec les juges, les procureurs de la couronne demeurent un des piliers de notre système de justice, dans un État de droit. Des piliers contre le désordre et l'anarchie. Ils sont donc essentiels. Les avocats du grand cabinet national sont certes importants et rassurants, mais ne sont pas essentiels à la bonne marche de la société. Voilà la différence entre les deux. Entre l'ESSENTIEL et le RASSURANT. On se reparle du salaire?