Le 4 mars dernier, Ryan Manilla est retourné à Osgoode Hall pour faire appel. En effet, il s’était vu refuser sa licence en septembre. Comme l’indique le site Law Times, le comité d’accès à la profession avait émis un avis défavorable sur sa moralité, lui reprochant également des lettres agressives adressées à l’avocat du Barreau.

Le comportement de Ryan Manilla mettra-t-il un point final à une carière d'avocat à peine commencée?
Le comportement de Ryan Manilla mettra-t-il un point final à une carière d'avocat à peine commencée?
Diplômé de l’Ecole de Droit d’Osgoode, et après un passage par New-York et le bureau Davies Ward Phillips & Vineberg LLP, Manilla revient au Canada et intègre la société de droit pénal Pinkofskys en avril 2009. Là, sa carrière est menacée par une bataille grandissante entre lui et son conseil de copropriété. Manille accuse certains membres de toucher des pots-de-vin, ou de violence conjugale ; il les menace ensuite de les dénoncer aux autorités américaines- comme trafiquants de drogue.

Il s’en sort finalement avec quatre chefs d'accusation de harcèlement criminel, retirés en Juin 2009 quand il accepte de vendre son condo, de présenter des excuses aux plaignants pour les fausses allégations et d’assister à des cours de gestion de la colère.

Tiraillé entre les rapports encourageants des docteurs et les mensonges de Manilla, le comité d’appel rendra son verdict ultérieurement.

Quant à Brent Burns, voilà cinq ans qu’il se bat pour entrer dans la profession et ce, malgré cinq condamnations pénales : voies de fait causant des lésions corporelles, entrave à un agent de police, conduite avec facultés affaiblies.

Face à un jury qui décide de clôturer son dossier de demande, Burns fait appel. Sa requête est rejetée en février dernier. Burns lance alors une poursuite devant la Cour supérieure de l'Ontario, demande entachée par un échange de courriels avec Amanda Worley, représentante du barreau, dans lequel il l’accuse « d’imposture » et lui demande : « Ça fait quoi de vendre son âme ? »

Le président du jury a déclaré : « Il est difficile de comprendre comment un étudiant en droit qui demande son admission à une licence peut se comporter de cette manière. »

Burns, lui, clame avoir été induit en erreur par son avocat, se déclare vexé et a l'intention de faire appel suite à un nouveau rejet : « Ce qui s’est passé est affreux, dit-il, cette décision n‘est pas la bonne.»


Pour consulter la décision de rejet de demande de licence de Brent Burns, cliquer ici.