C'est ce qu'émet comme hypothèse le grand patron du cabinet régional BCF, Mario Charpentier. Dans un entretien téléphonique avec Droit-inc.com, Me Charpentier a d'abord tenu a féliciter les gens d'Ogilvy Renault - il appelle encore le cabinet par son ancien nom - et s'est dit fier d'eux.

"Ils sont en train de redéfinir l'échiquier canadien des services juridiques", dit-il.

Selon lui, plusieurs dirigeants de grands bureaux nationaux doivent aujourd'hui se poser des questions sur l'impact qu'une telle fusion pourrait avoir sur leurs affaires.

"Ils doivent sûrement considérer des options similaires (fusionner avec d'autres cabinets) car ils pourraient perdre des clients", souligne Me Charpentier.

En revanche, l'avocat ne croit pas que la croissance de Norton Rose à l'international et sa percée dans l'Ouest canadien affectera BCF, plus niché sur le marché du Québec. Au contraire, il y voit même une occasion pour son cabinet de croître davantage!

Les grands bureaux internationaux comme Norton Rose ont une tarification axée sur les grands clients, alors il est possible qu'au Canada le cabinet perde certains plus petits clients - Me Charpentier insiste pour dire que ce n'est pas nécessairement ce qui va se passer. "Je connais les gens d'Ogilvy, ils vont tout faire pour garder leurs clients".

N'empêche, si cette situation se concrétise, des cabinets régionaux comme BCF pourraient alors en profiter en desservant les clients délaissés.

Me Charpentier est aussi d'avis qu'en faisant plus de dossiers internationaux, un grand cabinet comme Norton Rose générera nécessairement plus de business au Canada et au Québec. Encore là, BCF pourrait en tirer bénéfice.

"En bout de ligne c'est bon pour tout le monde", conclut-il.