Guillaume Boivin a 33 ans. "L'âge du Christ", dit-il en rigolant. Il est étudiant à l'Université Laval, en 3ème année.

Mais sa dernière session universitaire, il risque de la faire en un an. Pas parce qu'il est mauvais élève. Non. Par manque de temps.

Rien d'étonnant à cela. Car entre son travail dans un centre d'appel, son rôle de représentant syndical et celui de négociateur de la prochaine convention collective de son entreprise, pas facile de se ménager du temps pour réviser ses cours.

GUillaume Boivin est candidat de QS dans la circonscritpion de Louis-Hébert à Québec
GUillaume Boivin est candidat de QS dans la circonscritpion de Louis-Hébert à Québec
D'autant que pour ne pas faciliter les choses, il est le candidat de Québec solidaire pour la circonscription de Louis Hébert, dont il est originaire. Et l'engagement que requiert une campagne électorale, est plus que chronophage.

"Les limites des circonscriptions ont bougé, c'est donc la première fois que je me présente à Louis Hébert dans l'ouest de Québec, même si en réalité c'est ma 5ème candidature."

Engagé politiquement, il l'a toujours été. La pratique du droit, il l'a aussi envisagée depuis toujours.

"J'avais une vision tronquée de ce qu'était la pratique du droit, dit-il. Je voyais ça comme une façon de rouler dans le système et non comme un moyen de le changer. Mais j'ai ensuite compris que cela pouvait être également un moteur de changement, par le biais de l'action législative notamment."

Québec Solidaire était un choix évident pour lui qui se définit comme un des "pères fondateurs". "Mon engagement politique est basé sur des principes et des valeurs et pas sur l'intérêt personnel comme pour certains ; et ce sont dans ceux portés par QS que je me reconnais", déclare-t-il.

Lucide, il sait que les performances de son parti sont "modestes" et que les élections sont loin d'être gagnées. "On reste confiant sur nos chances car il peut y avoir des surprises et au niveau provincial, nous avons de grandes chances d'améliorer notre représentativité à l'assemblée nationale", ajoute le candidat qui s'est dit "énergisé" par la prestation de sa candidate lors du débat des chefs dimanche dernier.

Après le 4 septembre, il retournera poursuivre ses études de droit pour intégrer ensuite l'École du Barreau d'ici un an. Il envisage de devenir avocat en droit du travail.

"Je veux être un avocat progressiste et agir en droit du travail, mais pas au sein des grands cabinets qui embrassent très souvent les perspectives patronales, note-t-il. Je me vois plutôt œuvrer au sein du contentieux d'une de nos centrale syndicales ou dans un petit cabinet spécialisé en droit du travail."

Avocat, cela fait longtemps qu'il y pense. Et ce qui l'anime dans ce métier ? "Le fait de pouvoir défendre les personnes dont les droit ont été lésés, notamment dans des rapports marqués par les inégalités entre capital et travail."

En attendant, il a une campagne à mener et un parti à faire connaître au plus grand nombre pour peut-être un jour, changer l'avenir...

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