Action collective contre Sunwing
Des vols de Sunwing ne décollent pas… Alors une action collective atterrit à la Cour supérieure. Qui est l’avocat?
Une demande d’autorisation d’une action collective réclame une indemnisation et des dommages-intérêts après des annulations et des retards de vols de la compagnie Sunwing.

La demanderesse, identifiée sous le nom d’Aubin, est représentée par Me Sébastien Paquette, avocat chez Services Juridiques SP.
Elle souhaite représenter les membres du groupe composé de « tous les passagers qui n'ont pas été transportés selon l'horaire indiqué au titre de transport qu'ils détenaient ou étaient en droit de détenir et dont les vols indiqués à l’Annexe A, au départ des aéroports YUL et YYZ à destination du Sud, devaient décoller les 19 ou 20 février 2025 ».
La demanderesse reproche à Sunwing Airlines et à Vacances Sunwing d’avoir annulé à la dernière minute les vols de centaines de passagers à destination du sud les 19 et 20 février 2025, « laissant en plan un nombre important de passagers qui avaient planifié leurs vacances, afin de rediriger ces ressources leur étant destinées vers d’autres clients, au lieu de prendre d’autres arrangements à coût plus élevé pour Sunwing ».
Selon la demande, Sunwing n'a pas versé aux membres du groupe l'indemnité appropriée prévue au Règlement sur la protection des passagers aériens, ni offert de dédommagement pour les dommages subis.
Le 22 janvier 2025, la demanderesse a acheté un forfait d'une semaine comprenant un billet d'avion aller-retour Montréal - Punta Cana, au prix de 1 410 $, afin de partir au soleil avec une amie.
Trois jours avant son départ, la demanderesse reçoit un courriel de Vacances WestJet Québec, un nom d’affaires de Vacances Sunwing, qui l’informe que son vol est purement et simplement annulé.
« Immédiatement, elle traverse un mélange d’émotions à savoir une grande déception, de la tristesse et un sentiment d’abandon et de découragement, puisqu’aucune prise en charge n’est offerte, le courriel se limitant de façon laconique et froid à dire que son voyage est annulé point final et qu’elle serait remboursée », relate la demande d’autorisation.
Sunwing ne lui offre pas d'arrangements de voyage alternatifs, ni l'indemnisation de 1 000 $ prévue au Règlement sur la protection des passagers aériens. Elle reçoit seulement le remboursement du prix payé pour son forfait, et une indemnité de 400 $ versée à l’automne 2025.
La demanderesse se résigne, mais « elle traînera ces émotions avec elle pendant plusieurs semaines, auxquelles s’ajoutèrent une grande frustration envers Sunwing et un sentiment d’être traité comme un moins que rien, un simple numéro, en plus de se sentir humiliée et de vivre une perte d’estime de soi ».
La demande affirme que « ces dommages moraux constituent une conséquence directe et immédiate du manquement de Sunwing à ses obligations contractuelles et légales ».
La demanderesse réclame que les défenderesses soient condamnées à payer à chaque membre du groupe une indemnité de 1 000 $, un montant de 2 500 $ pour les troubles et les inconvénients subis, 700 $ pour la perte de jouissance des jours de vacances perdus, et des montants destinés à compenser les frais de repas et d'hébergement encourus, la perte de salaire, ainsi que les autres frais.
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