Bennett Jones pige chez Stikeman

Après près de 29 ans passés chez Stikeman, Dean Koumanakos prend un nouveau tournant en rejoignant le bureau montréalais de Bennett Jones.
Reconnu pour son approche commerciale et sa pratique orientée vers les affaires, Dean Koumanakos accompagne depuis plus de 25 ans des clients canadiens, européens, américains et internationaux dans des transactions complexes impliquant de multiples parties prenantes et des contraintes réglementaires importantes.
Sa capacité à simplifier des situations complexes et à proposer des solutions concrètes, alignées sur les objectifs stratégiques de ses clients, a été un facteur déterminant pour Bennett Jones dans son recrutement.
Cette embauche intervient à un moment stratégique pour le cabinet, alors que le Canada connaît un contexte favorable à l’investissement international. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont réaffirmé leur engagement à soutenir le développement des secteurs de l’énergie et des minéraux critiques du pays.
Droit-inc a discuté avec Dean Koumanakos de sa pratique et de sa manière d’aborder les transactions transfrontalières.
Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre Bennett Jones après toutes ces années chez Stikeman?
Après 29 ans passés au sein de Stikeman Elliott, dans trois de ses bureaux, je n’avais jamais envisagé de changer de cabinet. Je n’ai jamais donné suite aux sollicitations de chasseurs de têtes ni engagé de discussions avec d’autres firmes.
Si j’ai pris cette décision aujourd’hui, c’est parce que Bennett Jones se trouve à un moment charnière de sa croissance et de son développement. L’enthousiasme entourant cette phase, tant pour le déploiement d’une pratique nationale et transfrontalière en fusions et acquisitions, à Londres, en Europe et à Montréal, que pour la vision stratégique portée par le cabinet, représentait une opportunité véritablement unique.
Pour ma pratique, il s’agit également d’une occasion exceptionnelle de contribuer au rayonnement d’une pratique de tout premier plan dans le secteur de l’énergie à Londres et en Europe, tout en participant activement au développement du bureau de Montréal.
Quelle est la spécificité de votre pratique et pourquoi Bennett Jones a-t-il tenu à vous recruter?
Ma pratique est principalement axée sur les fusions et acquisitions transfrontalières. J’accompagne des clients stratégiques, des fonds de capital-investissement et des institutions financières dans le cadre de transactions complexes, incluant des acquisitions sectorielles et des situations d’insolvabilité.
Mon rôle exige de porter plusieurs casquettes : bien que spécialisée en M&A, je peux être amené à traiter des transactions liées à l’insolvabilité ou à des acquisitions très sectorielles.
Quant à mon recrutement, il répond à un double objectif. D’une part, contribuer à la consolidation et au développement du groupe corporatif à Montréal. D’autre part, mettre à profit mon réseau à Londres et en Europe afin de soutenir le rayonnement de la pratique de tout premier plan du cabinet dans le secteur de l’énergie, ainsi que de sa pratique de fusions et acquisitions transfrontalières.
Comment vous positionnez-vous auprès de vos clients? Qu’attendent-ils de vous concrètement?
Je me positionne avant tout comme un partenaire stratégique. Les attentes fondamentales des clients demeurent constantes : des services juridiques de tout premier plan, des conseils stratégiques à forte valeur ajoutée et une exécution rigoureuse et efficace des transactions.
Cela dit, chaque client est unique. Au-delà de ces fondamentaux, ils attendent de moi une grande capacité d’adaptation, tant dans les méthodes de travail que dans les processus, les protocoles et les modes de communication. Cette agilité est essentielle pour répondre à l’évolution de leurs besoins et à la complexité croissante des dossiers.
Y a-t-il une transaction dont vous êtes particulièrement fier?
Pas une en particulier. Chaque dossier est différent, avec ses propres enjeux et défis. Ce que je retiens surtout, c’est le plaisir de travailler sur des transactions internationales complexes avec une équipe multidisciplinaire et répartie sur plusieurs bureaux. C’est ce type de collaboration et de coordination internationale, notamment dans les secteurs de l’énergie et des ressources, qui constitue pour moi la plus grande satisfaction.
Quels conseils donneriez-vous à un avocat au début de sa carrière en fusions et acquisitions? Quel type de profil, selon vous, réussit réellement dans ce domaine?
Je conseillerais aux jeunes avocats, ou à ceux qui amorcent leur carrière, de s’exposer le plus tôt possible à un large éventail de domaines de pratique. Cette diversité est essentielle pour acquérir une compréhension globale des dossiers et développer une véritable polyvalence.
L’objectif est de bâtir un ensemble de compétences solides qui permet de travailler efficacement, tant avec ses collègues qu’avec les clients, sur des mandats variés et souvent complexes. Cela implique de s’investir pleinement, de multiplier les types de dossiers et de collaborer étroitement avec les équipes.
La pratique du droit est un processus d’apprentissage continu. Plus un avocat est curieux, engagé et polyvalent, plus il développe les réflexes et le jugement nécessaires pour réussir en fusions et acquisitions.
Pour finir, quelles évolutions avez-vous observées dans les fusions et acquisitions au Canada et à l’international au cours des vingt dernières années?
Chaque transaction est unique et a sa propre dynamique, mais deux tendances se dégagent : la sophistication croissante des clients et des conseillers, et l’accélération des délais d’exécution.
Les décisions se prennent plus vite, les analyses se font plus efficacement, et la technologie a permis de maintenir un rythme soutenu, notamment pendant la pandémie de COVID-19 avec le télétravail.
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