Action collective contre Starbucks
Café Starbucks est visé par une action collective qui attaque son éthique. Qui est l’avocate?

Une action collective cible Café Starbucks, accusé d’avoir trompé les consommateurs.
La Cour supérieure dira si elle autorise ou non cette demande d’autorisation d’une action collective. La poursuite allègue que l’entreprise américaine a induit les consommateurs en erreur quant à ses pratiques d’approvisionnement éthique et au contenu de certains produits de café.
La demanderesse, Alexandra Gauthier, résidente de la région de Montréal, est représentée par Me Andrea Grass du cabinet Actis Law Group.
Alexandra Gauthier demande à être désignée représentante des membres du groupe composé de tous les résidents du Québec ayant acheté des produits de café Starbucks pendant la période visée.
La demanderesse est une utilisatrice de longue date des produits de café de la marque Starbucks. Elle s'est fiée aux publicités et à l’emballage des produits de l’entreprise quant à l’approvisionnement éthique issu de pratiques durables. Pour elle, cela a été « un facteur déterminant dans sa décision d'acheter les produits », précise la demande d’autorisation.
Or, des enquêtes menées par des journalistes, des organisations de défense des droits humains et des agences gouvernementales ont révélé des violations répétées du droit du travail sur des exploitations certifiées sur la base des critères C.A.F.E.
Pourtant, Starbucks a continué à se prévaloir d’approvisionnements éthiques.
De plus, des tests indépendants sur certains produits décaféinés Starbucks ont révélé la présence de composés organiques volatils (COV) à des niveaux incompatibles avec une production normale de café, et sont susceptibles de surprendre les consommateurs raisonnables, allègue la demande. Cette information n'est pas divulguée au point de vente, induisant aussi les consommateurs en erreur, selon la poursuite.
« La demanderesse a récemment appris que les allégations environnementales de la défenderesse sont fausses et qu'elle a acheté les produits sur la base d'informations trompeuses », affirme la demande.
Alexandra Gauthier considère avoir été induite en erreur. « Si elle avait connu les faits réels, la demanderesse n'aurait pas acheté les produits de café de la défenderesse ou n'aurait pas payé de prime. »
La demanderesse entend que le tribunal ordonne à Starbucks de cesser d'induire les consommateurs en erreur quant à ses produits de café, de divulguer la présence de COV dans ses produits décaféinés, et de cesser de mentionner que 100% de ses cafés respectent des pratiques d’approvisionnement éthiques.
La demande souhaite également que chaque membre du groupe reçoive des dommages compensatoires et des dommages punitifs.
Une demande d’action collective a aussi été déposée aux États-Unis le 13 janvier 2026, avec des demandes similaires à celle déposée par Actis Law Group.
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