Actions collectives contre Goeasy

Deux actions collectives allèguent qu’une firme de prêts à la consommation a lésé des investisseurs en publiant des informations trompeuses au sujet de ses finances.
Les deux poursuites déposées devant la Cour supérieure réclament des dommages et intérêts à Goeasy, une firme de services financiers alternatifs, basée à Mississauga, en Ontario.
Les actions collectives reprochent à la firme ontarienne d'avoir publié des documents et fait des déclarations publiques contenant des affirmations fausses et trompeuses ou omettant des divulguer des faits importants en lien avec ses états financiers.
Un des demandeurs, Jason Dacosta, est représenté par Me Emilie B.Kokmanian du cabinet Scott+Scott Avocats.

Le 10 mars 2026, Goeasy a effectué une mise à jour révélant qu'elle devait procéder « à une radiation supplémentaire de 178 millions $ au quatrième trimestre et l’exercice de 2025 en lien avec certains prêts de sa division LendCare Capital ainsi qu’à une dépréciation connexe d’environ 55 millions $ à titre d’intérêts sur les prêts et honoraires », explique la demande d’action collective de M.Dacosta.
Pourtant, depuis le 13 février 2024, Goeasy réaffirmait « continuellement que la Société continue d’afficher une performance stable en matière de crédit et de paiement malgré la détérioration généralisée du marché canadien des prêts à risque post-Covid ».
La réaction du marché boursier à la mise à jour effectuée le 10 mars 2026 a été brutale: les actions ordinaires de Goeasy cotées à la bourse de Toronto ont chuté de 57 %.
Jason Dacosta demande à être désigné représentant des membres du groupe composé de « toute personne ayant acquis un ou des titres de Goeasy entre le 13 février 2024 et le 10 mars 2026 inclusivement ».

De son côté, Alessandra Vellucci entend représenter les membres du groupe constitué de toutes les personnes qui résident ou qui sont domiciliées au Québec et qui ont acheté des actions de Goeasy entre le 6 avril 2023 et le 10 mars 2026 à 8h36. M.Vellucci a lui-même acheté 2 200 actions de Goeasy durant cette période.
Alessandro Vellucci allègue que Goeasy a manipulé ses états financiers en sous-estimant ses pertes sur prêts, tout en surévaluant ses créances, ce qui aurait artificiellement gonflé le cours de son action.
M.Vellucci poursuit également Vyco, un actionnaire important de Goeasy, ainsi que la firme Ernst & Young qui a validé des états financiers qualifiés d'inexacts.
Les deux demandeurs souhaitent que le tribunal condamne Goeasy à verser des dommages et intérêts aux membres de leurs groupes.
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