Décès d'une ancienne juge de la Cour supérieure
Une juge à la retraite de la Cour supérieure est décédée. Qui était-elle?

Diane Marcelin-Laurin s’est éteinte dans sa 81e année.
Son décès intervient moins de six mois après celui de son époux, Me André Laurin, grand bâtisseur du cabinet Lavery.
Après avoir obtenu son diplôme en droit en 1969, Me Diane Marcelin-Laurin commence sa carrière d'avocate en cabinet privé.
Cinq ans plus tard, l’avocate rejoint le détaillant Steinberg, gravissant les échelons jusqu’à être nommée vice-présidente, directrice des services juridiques et secrétaire du conseil d’administration, un poste rarement occupé par une femme à l’époque.
À ce poste, Me Diane Marcelin-Laurin apporte sa contribution à la « bataille du vin et de la bière », qui a permis la distribution d'alcool dans les supermarchés.
Quand Steinberg est démantelé, Me Diane Marcelin-Laurin est nommée associée au sein du cabinet Lavery.
En 1991, l'avocate est nommée juge de la Cour supérieure du Québec, dans le district de Montréal, où elle exerce jusqu'en 2012.
À sa retraite de la Cour supérieure, Diane Marcelin-Laurin s'implique auprès de la fondation Steinberg, pour le traitement des maladies métaboliques héréditaires, de la Fédération des femmes du Québec et d’Oxfam Québec.
Elle siège au conseil d'administration de nombreuses entreprises. Plusieurs gouvernements la nomment sur des comités consultatifs.
« Femme de tête et de cœur, Diane a brisé des plafonds de verre avec courage et conviction. Généreuse de ses conseils, elle a encouragé de nombreuses jeunes femmes à poursuivre leurs études et à cultiver leur autonomie », salue sa famille dans l’avis de décès.
« Pionnière dans les milieux juridique et économique, Madame Marcelin Laurin a ouvert la voie à de nombreuses femmes grâce à sa détermination, son leadership et son engagement envers l’égalité. Par son appui à plusieurs organisations, dont Oxfam-Québec, elle a contribué à faire progresser les droits et le pouvoir d’action des femmes, ici comme ailleurs », rend hommage Béatrice Vaugrante, la directrice générale d’Oxfam Québec.
« Diane, m’a guidé vers l’autonomie. Elle continue aujourd’hui de transmettre son message important à la prochaine génération de jeunes femmes », écrit l’avocate Julie Delaney.
Diane Marcelin-Laurin laisse dans le deuil ses deux enfants et ses trois petits-enfants.
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