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Encore une action collective contre Uber!

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Didier Bert

2025-08-29 10:15:13

Un chou, des zucchinis et de la viande jamais commandés… Une nouvelle demande d’action collective est déposée contre Uber. Qui sont les avocats?

Uber est à nouveau visé par une demande d’autorisation d’une action collective.

Joey Zukran (source : LPC) et Léa Bruyère (source : Archives)

Cette fois, la demanderesse, identifiée sous le nom de Cynthia, reproche au service de livraison de facturer des articles qui n’étaient pas mentionnés dans la commande.

La consommatrice québécoise est représentée par Me Joey Zukran et Me Léa Bruyère du cabinet LPC Avocat.

Le 7 juillet 2025, Cynthia utilise la plateforme Uber Eats pour bénéficier de son service de livraison d’épicerie. Mais les choses ne se passent pas comme elle le prévoyait, selon les allégations contenues dans la demande d’action collective.

Elle passe commande de neuf produits. Toutefois, deux des neufs produits commandés sont indisponibles et impossibles à remplacer. Ils ne sont donc pas facturés.

Par contre, lorsqu’elle reçoit sa livraison, Cynthia constate que trois items ont été remplacés par d'autres produits. Le morceau de bœuf haché mi-maigre de 0,53 kilo, au prix de 7,78 $, se trouve remplacé par un morceau de même catégorie mais d’un poids de 1,3 kilo, à un prix plus élevé soit 17,17 $. Un zucchini gris à 0,99 $ se trouve substitué par deux zucchini bio au prix de 5,99 $. Quant à la laitue iceberg à 2,99 $, elle a disparu au profit d’un chou au prix inconnu.

Le soir même après avoir passé commande, la demanderesse contacte Uber via le service de clavardage, afin de demander un remboursement pour les produits qu'elle n'a jamais commandés. La première réponse qu'elle reçoit est qu'elle ne sera pas remboursée… Mais quelques minutes plus tard, une nouvelle réponse lui propose un remboursement de 3,32 $ pour le chou.

Justement, la proposition d’Uber fait chou blanc auprès de la cliente.

Elle maintient sa demande de remboursement pour l'ensemble des produits qui lui ont été livrés, et pour lesquels elle n'avait pas donné son consentement pour que ces items remplacent ceux initialement commandés.

De plus, Uber facture un « ajustement » de 15,31 $ à la consommatrice pour les produits qui lui ont été livrés. Or, ce montant est supérieur au total de 14,39 $ des différences constatées pour le boeuf (9,39 $) et les zucchinis (5,00 $). Un montant de 0,92 $ lui est facturé pour le chou, alors que le service de clavardage lui a affirmé qu'elle aurait un remboursement.

Des problèmes à répétition

Or, ce n'est pas la première fois que la demanderesse se trouvait facturée pour des produits plus chers que ceux commandés auprès d’Uber. Le 29 mai 2025, elle avait déjà reçu un chou au lieu d'une laitue, et des oignons rouges au lieu d'un seul oignon rouge géant. Dans chaque cas, le prix des produits était supérieur au prix des produits commandés. Après avoir dû contacter le service à la clientèle, elle avait fini par obtenir un remboursement pour chaque item.

Mais la répétition de ses problèmes poussent la demanderesse à léguer que le service à la clientèle d’Uber pose des difficultés aux consommateurs, qui ne peuvent communiquer avec Uber qu'à travers le clavardage, et souvent sans pouvoir échanger avec un vrai humain. De plus, la communication comprend des temps d'attente « extrêmement longs ».

La demande allègue que cela relève de « pratiques d’affaires malhonnêtes par lesquelles les produits alimentaires des consommateurs sont remplacés par des articles plus chers sans leur consentement préalable, alors qu'Uber a la possibilité d'obtenir simplement ce consentement sur sa plateforme avant de modifier unilatéralement leur commande et de facturer aux consommateurs un montant supérieur à celui qu'ils avaient accepté de payer, en particulier pour des articles qu'ils n'ont jamais commandés ».

Ces pratiques sont illégales et contraires à plusieurs articles de la Loi sur la protection du consommateur, affirme la demande.

La demanderesse souhaite être désignée représentante du groupe constitué de « toutes les personnes au Québec qui, après avoir passé une commande de livraison d'épicerie sur Uber Eats, se sont vu facturer par Uber des montants pour des articles qui n'étaient pas mentionnés de façon précise dans le contrat ».

Elle demande à la Cour supérieure de condamner Uber à cesser les pratiques dénoncées, et à payer aux membres du groupe des dommages compensatoires, ainsi que des dommages punitifs.

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