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Les juristes canadiens veulent du changement

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Didier Bert

2023-09-08 10:15:00

Quatre juristes sur dix prévoient de se trouver un nouvel employeur d’ici la fin de l’année. À quelles conditions?

Source: Shutterstock
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Le marché de l’emploi juridique connaît une forte mobilité, et les employés désireux de changer d’emploi savent ce qu’ils veulent.

Une forte proportion des juristes canadiens (43 %) entendent quitter leur emploi actuel avant la fin de l’année, indique un sondage de la firme Robert Half mené auprès de 1 1440 travailleurs canadiens.

La génération Z est la plus avide de changement. Deux juristes sur trois (64 %) appartenant à cette génération comptent changer d’emploi avant le début de l’année 2024.

Un autre profil d’employés candidats au changement est celui des personnes travaillant depuis deux à quatre ans chez le même employeur. Plus de la moitié d’entre elles (56 %) misent sur un départ avant la fin de l’année.

Ce souhait a des conséquences visibles. La quasi-totalité (93 %) des directeurs du secteur juridique canadien reconnaissent qu’il leur est difficile de trouver du personnel qualifié.

S'il est ardu d’attirer des talents, le souhait de nombreux juristes de changer d’emploi est aussi une opportunité pour les employeurs d’attirer de la main d'œuvre.

Pour cela, les employeurs doivent rivaliser pour proposer des rémunérations globales compétitives. C’est pourquoi certains s’ingénient à proposer des avantages supplémentaires, comme davantage de congés payés. Le salaire demeure la priorité, puisque 55 % des employés juridiques en font leur principale motivation.

Les horaires de travail flexibles sont aussi un moyen de se démarquer sur ce marché hautement concurrentiel, montre le sondage. En plus de proposer du travail hybride, des employeurs offrent des emplois entièrement à distance.

En revanche, les employeurs doivent se méfier de leurs propres méthodes de recrutement. Les juristes préviennent qu’un processus de recrutement fastidieux les découragerait de rejoindre un employeur. Près de la moitié d’entre eux (46 %) abandonneraient s'ils devaient participer à plus de trois entretiens. Et ils sont encore plus nombreux (56 %) à se retirer du processus si le responsable du recrutement faisait preuve d’un manque de communication ou d’un manque de suivi.
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