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Le juge Russell Brown nie des allégations le concernant

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Radio -canada

2023-03-13 12:00:00

Le juge Brown, toujours en congé alors qu'une plainte contre lui est examinée, nie des allégations concernant un affrontement en Arizona…

Le juge Brown. Source: Radio-Canada / La Presse canadienne / Adrian Wyld
Le juge Brown. Source: Radio-Canada / La Presse canadienne / Adrian Wyld
Le juge de la Cour suprême Russell Brown nie les détails d'un article de journal publié jeudi qui fait état d'allégations selon lesquelles il aurait « harcelé » un groupe d'amis lors d'un événement le 28 janvier dans un complexe de Scottsdale, en Arizona.

Le Vancouver Sun cite un rapport de police dans lequel le plaignant, Jon Crump, accuse M. Brown d'avoir été en état d'ébriété et d'avoir rendu nerveux les membres du groupe avant que M. Crump ne frappe deux fois le juge au visage.

Le journal rapporte également que M. Crump a accusé le juge de l'avoir poussé avant qu'il ne frappe M. Brown, et que le rapport de police dit « qu'aucun crime n'a été établi ».

Le juge Brown nie les faits

Dans une déclaration écrite, M. Brown nie le récit de M. Crump et affirme qu'il a été invité à rejoindre le groupe avant ce qu'il qualifie d'« une attaque non provoquée ».

Selon lui, M. Crump, qui pour le moment n'a pas répondu aux demandes pour commenter la déclaration du juge, l'a faussement accusé d'avoir été l'instigateur de l'affrontement dans le but d'éviter les conséquences de l'agression présumée.

M. Brown est en congé du tribunal depuis le 1er février en attendant le résultat de l'enquête en cours du Conseil canadien de la magistrature.

« À l'extérieur du salon, M. Crump s'est opposé à ce que je rejoigne le groupe et m'a soudainement, sans avertissement ni provocation, frappé plusieurs fois à la tête. Pris par surprise, je n'ai pas pu me défendre », raconte M. Brown.

« Le récit que M. Crump a fait à la presse est manifestement faux. Environ une heure après l'agression, il a appelé la police et, dans une tentative apparente d'éviter de faire face aux conséquences de son agression, il m'a faussement décrit comme l'instigateur », ajoute-t-il.

« Cet incident m'a mis dans l'embarras », dit le juge

M. Brown, qui a été nommé à la Cour suprême en 2015 par le premier ministre de l'époque, Stephen Harper, participait à une cérémonie de remise de prix et à un banquet avant l'affrontement.

Le Vancouver Sun a rappelé que l'événement avait pour but d'honorer l'ancienne juge de la Cour suprême et défenseuse des droits de la personne Louise Arbour, qui recevait un prix de l'Université d'État de l'Arizona.

« Cet incident m'a mis dans l'embarras et a créé des complications pour la Cour. J'espère que le Conseil résoudra cette affaire rapidement », dit le juge Brown dans une déclaration.

Le bureau des archives publiques de la police locale n'était pas disponible vendredi. Aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour.
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9 commentaires

  1. pigeon  dissident
    pigeon dissident
    il y a un an
    triste histoire
    Peu importe les conclusions du Conseil de la Magistrature , sa réputation sera entacher à tout jamais par cette histoire.

    Que cela soit vrai ou faux , sa crédibilité comme juge sera difficile à rebâtir.

  2. Joseph Causapia
    Joseph Causapia
    il y a un an
    L'indécente liberté d'un juge
    Juge puîné à la Cour suprême du Canada, l’honorable Russell Brown a la cinquantaine avancée. Il la porte bien. Ses manières sont simples et directes; il est drôle, facile d’approche, attachant. Ce magistrat traîne cependant comme de lourdes chaînes l’estime de nombreux avocats conservateurs et libertariens. Sa plume tranche net avec celle de ses collègues majoritaires, ouvertement progressistes. Il est donc, à sa manière, un fâcheux.

    Or voilà que, le 28 janvier dernier, dans un resort américain, Russell Brown a eu une prise de bec avec un jeune coq ivre et jaloux, en présence de personnes dotées d’utérus, au sujet de rien ou pas grand-chose. Une échauffourée s’en est suivie, mais pas de blessure, sinon une égratignure à l’orgueil d’un mâle blanc hétérosexuel. On enseigne aux enfants du 21e siècle que ce genre d’orgueil-là ne vaut pas un sou. De l’avis même d’un militant woke anxieux et irritable, les échos d’un tel non-événement ne devraient pas couvrir ceux d’un pet de dalaï-lama.

    L’histoire a-t-elle fini aux oubliettes? Bien sûr que non! Le trou noir autour duquel gravitent nos institutions publiques avait soif de destruction. Il a suffi que le coq amerloque susdit, un dénommé Crump, se plaigne aux flics locaux pour que naisse l’affaire Brown.

    Le 29 janvier, un mystérieux individu a cru bon de se plaindre au CCM (Conseil canadien de la magistrature, ne pas confondre avec le Clan des crânes mous), superstructure administrative à la légitimité douteuse, qui prétend discipliner les juges de nomination fédérale. Cherchez l’erreur : juges indépendants et impartiaux, mais soumis à un comité de pairs fouettards... ça s'appelle la déontologie judiciaire.

    Le CCM, dont « une des priorités fondamentales […] est d’assurer la confiance du public dans la magistrature, y compris dans le processus de conduite (sic) des juges », a confié l’enquête à un de ses membres, le juge en chef d’un tribunal de première instance britanno-colombien. Le 1er février, Richard Wagner, juge en chef de la Cour suprême du Canada mettait Russell Brown en congé de ses fonctions « avec effet immédiat ». Schnell! On ne badine pas avec l’inconduite au 301, rue Wellington.

    Le vrai scandale, le voici : depuis plus d’un mois, 38 millions de Canadiens sont privés d’un esprit d’élite au sommet de la hiérarchie judiciaire. On frise l’intrigue de palais. Que quelqu’un finisse par l’entendre en haut lieu : il n’appartient à aucun préfet de discipline, à aucun gestionnaire de RH de suspendre, pour une bête histoire de chamaillage, un juge régulièrement nommé.

    Nul n’oserait contester le leadership et la collégialité du juge en chef du Canada. On se souviendra, par exemple, de son allocution au banquet inaugural de la Société des plaideurs, fin 2018 à Montréal, à l’occasion de laquelle il s’est fendu d’une diatribe à peine voilée contre sa collègue Suzanne Côté, un peu trop brillamment dissidente à son goût. La harangue conclue, le très honorable Wagner a filé à l’anglaise plutôt que de rejoindre l’honorable Côté à la table d’honneur.

    Le juge en chef du Canada a ouvert des perspectives lumineuses à la magistrature canadienne : en pleine covid, il dévoilait en grande pompe les nouveaux emblèmes héraldiques de la Cour suprême. Un besoin essentiel, sans doute, tout comme la #CSCàWinnipeg.

    Richard Wagner, digne fils de ministre, a aussi développé un goût marqué pour les déclarations publiques et les entrevues journalistiques. Au terme de l’affaire Girouard devant le CCM, le très honorable Wagner, par média interposé, gratifiait de commentaires vitrioliques le juge intimé… et son avocat (un éminent avocat montréalais, époux de la juge Côté, coïncidence). L’an dernier, en marge des manifestations de camionneurs à Ottawa – et malgré la prévisible judiciarisations de dossiers connexes – il accordait une entrevue au Devoir, confessant sans filtre, en bon citoyen, ce qu’il pensait de la situation. Au diable la réserve judiciaire et l’apparence d’impartialité!

    En somme, on pourrait dire que le juge en chef du Canada, contrairement à son collègue Brown, est un homme libre...

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a un an
      Wow !
      +1

      Vous avez trempé votre plume dans le même encrier que Dennis Galiatsatos !

    • Aanonyme
      Aanonyme
      il y a un an
      Retour sur l'affaire Girouard
      Dans l’affaire du juge Girouard, ses avocats Louis Masson et Gérald R. Tremblay ont facturé au contribuable 2 082 169 $ pour sa défense. Le juge en chef [https://www.lapresse.ca/actualites/2021-04-04/la-colere-et-l-espoir-du-juge-wagner.php|constate] : « Pendant plusieurs années, les gens de Rouyn, d’Amos n’ont pas eu un juge. Il était payé à plein salaire pendant des années et des années, et lui a multiplié les procédures dilatoires. L’objectif était de prendre le plus d’années possible pour avoir accès à son régime de retraite. Et, le lendemain, de démissionner pour avoir sa pension à vie». En quoi le juge en chef a tort?

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a un an
      "Au diable la réserve judiciaire et l’apparence d’impartialité!"
      La transparence est une bonne chose, même quand son résultat ne vous plait pas.

      Si le juge en chef du plus haut tribunal du pays n'a que du mépris pour ceux qui ne pensent pas comme lui, il est très utile que tous le monde le sache.

  3. Anonyme
    Anonyme
    il y a un an
    Hmmmm…
    Et si le juge en chef ne réagit pas, beaucoup de gens croiront à un cover-up. C’est manifeste de votre texte que vous n’aimez pas le juge en chef, mais au delà de vos affirmations que reste t-il?
    Un juge représentant la CS qui a probablement trop bu (ou pas), mais qui se retrouve dans une mauvaise situation et une plainte est portée (par le dit Crump d’ailleurs).
    Je suis naif , mais pour moi un juge du plus haut tribunal ne devrait pas se retrouver dans une telle situation. Donne ton discours, jase avec les invités et rentre à ta chambre. It’s the price to pay for being appointed. C’est pas pour rien que les juges sont généralement tranquilles.
    Laissons le disciplinaire fairer son chemin.
    En passant ,allez voir le twitter du body cam policier du dénommé Crump…ce peut être Crump qui se fabrique une excuse mais il ne semble pas être un fou furieux.

  4. Ben Daccord
    Ben Daccord
    il y a un an
    De minimis non curat lex
    C'est quoi, l'inamovibilité d'un juge si on peut le suspendre pour une broutille? Wake up!
    Apparemment y a trop de pisse-vinaigre et de grenouilles de bénitier qui se sont recyclées en déonto.

  5. Tartuffe
    Tartuffe
    il y a un an
    CQFD
    Vous répondez à votre propre question. C'est du commentaire éditorial bourré de spin, pas un simple constat.
    Et ne me parlez pas de "l'horrible crime" de Girouard. La CS est pleine d'anciens associés de grands bureaux qui ont fait en masse de lignes de coke aux chiottes, jadis.

    • Aanonyme
      Aanonyme
      il y a un an
      En masse
      Mais à la fin, le juge Girouard aurait été destitué non pas pour le coke qu'il insistait ne pas avoir consommé (ben non: l'enveloppe qu'il passait au trafiquant était une liste des vidéos pornos qu'il voulait) mais parce qu'[https://www.journaldequebec.com/2018/02/20/la-destitution-du-juge-michel-girouard-recommandee|il avait tenté, devant un comité d’enquête, «d’induire en erreur le Conseil en cachant la vérité»].

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