Me Koweit en hausse

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Amélia Salehabadi

2011-03-24 15:00:00

Quels sont les acteurs du monde juridique qui ont positivement retenu l'attention de notre chroniqueuse Amélia Salehabadi cette semaine ? Pour qui les lauriers ? Pour qui la déconvenue ?

En hausse

Me Koweït ou la vie rêvée d'un expat...

De son vrai nom, Me Robert Drolet, qui a le droit international des affaires profondément inscrit dans son ADN.

Quand je l'ai connu au début des années 90, chez Bell Canada International, Me Martine Turcotte, la grande boss, l'avait chargé de mener les troupes aux quatre coins du globe. J'ai ainsi effectué plusieurs missions et fait mes classes avec lui aussi bien en Inde qu'au Chili, en passant par l'Indonésie et l'Arabie Saoudite. Et il l'avait, l'affaire.

C'est sans surprise que j'ai appris, par la suite, qu'il avait été envoyé par Bell à Londres pour mener l'aventure Cable & Wireless Communications où il finit comme CEO .

Il est actuellement le Vice-President, Senior Technology and Media pour la Kuwait Projects Company KSC, l'holding de la famille régnante. Donc pas la peine de dire qu'il brasse pas mal de sous et de projets à la fine pointe de la technologie.

Je le mets en hausse aujourd'hui car, outre les projets faramineux dans lesquels il est plongé en ce moment, il est le parfait exemple de la spécificité et de la force de l'avocat québécois : le bilinguisme mais surtout le bi-juridisme. Pour le bi-juridisme en droit civil et common law, je n'ai pas besoin de vous faire un dessin pour vous expliquer l'avantage incommensurable des avocats de la Belle Province, comparé à un avocat britannique, américain ou français.

Mais, il ne faut pas non plus sous-estimer le bilinguisme car c'est ce dernier qui permet une ouverture d'esprit et un parcours sans faute dans le respect des autres cultures, si différentes soient-elles, des sociétés occidentales. Pour cela, je vous renvoie à moult études de brillants sociologues et anthropologue de ce bas monde, en la matière.

Cela dit, Me Drolet (une célébrité locale, "the Canadian Lawyer" comme me l'ont confirmé mes sources secrètes) s'étonne par ailleurs de l'absence de cabinets canadiens (comparé aux Américains) dans cette région car du travail, il y en aurait. Avis aux intéressés...


En baisse

Quand on se compare, on se console.

Et moi, en ce moment, j'ai besoin d'être consolée notamment en ce qui concerne la "gestion" par le ministre de la Justice Me Fournier, des dossiers des procureurs de la couronne.

No comment.

Donc, je me tourne vers nos chers voisins du sud qui font toujours tellement plus que nous, dans tout.

Tenez, par exemple, l'histoire de Joseph Nacchio, l'ancien CEO de Qwest qui, bien qu'en prison en ce moment, poursuit en dommages punitifs ses ex-avocats pour leurs dépenses excessives.

Rappelez-vous, il avait été condamné, l'année dernière, à 70 mois de prison et à 72 millions $ de dommages pour délits d'initiés.

Il poursuit donc ses avocats du New Jersey (Stern & Kilcullen LLC) qui lui ont facturé, la main légèrement lourde, 25 millions de dollars (!) en frais et en dépenses de tout genre. Bon, c'est vrai que cette somme inclut à la fois les dossiers criminels, civils et ceux de la SEC. Et que le procès criminel a duré plus de six semaines.

En revanche, je peux comprendre sa frustration par rapport à cette facture, lorsqu'on regarde de plus près certains détails.
Ainsi, plusieurs dizaines de milliers de dollars ont été chargés pour des frais de breakfast du staff. Cela fait, "indeed", cher de l'œuf et du bacon, à moins bien entendu que ce soit là des œufs de la poule aux œufs d'or (ce qui semble être le cas pour le cabinet, remarquez).

La facture inclut également des films visionnés le soir dans les chambres d'hôtel par les avocats (la poursuite malheureusement ne nous détaille pas le genre de films). Mais la cerise sur le "sundae" demeure quand même les frais de caleçons et de soutien-gorges que le cabinet facture a son client.

Hum. Pas mal, celle-là, il faut l'avouer. Ah, ces Américains dont l'imagination n'a pas de limite !

Comme je vous le disais, quand je compare, je me console, car je ne vois pas nos grands bureaux d'ici, facturer leurs dépenses chez Victoria secrets... dites-moi, si je me trompe.


Pour lire la poursuite, cliquez ici.
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