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La présidente du TAQ démissionne et critique le ministre!

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Céline Gobert

2013-05-10 14:30:00

La juge en chef du Tribunal administratif du Québec, Hélène de Kovachich a démissionné jeudi. Un proche du PQ la remplace...

Hélène de Kovachich a démissionné jeudi
Hélène de Kovachich a démissionné jeudi
«Devant la politisation et la médiatisation inhabituelle des décisions prises dans l'exercice de mes fonctions au TAQ, un tribunal indépendant, je n'avais d'autre choix que de me retirer», a écrit Mme de Kovachich dans sa lettre de démission.

C'est Mathieu Proulx, vice-président du TAQ, qui prendra la relève d'Hélène de Kovachich. L'avocat a notamment été chef de cabinet de l'ex-ministre péquiste Paul Bégin, rapporte La Presse.

Des vice-présidents du TAQ ont rencontré la sous-ministre à la Justice en l'absence de la juge en chef, a en outre appris La Presse.

C’est à la suite de cette rencontre qu’a été prise la décision de remplacer de Kovachich par M. Proulx, et non par Louis Cormier, ce dernier ayant été jugé trop proche de l’ex-présidente.

Rappelons le, Hélène de Kovachich a été entendue, la semaine dernière, par la Commission de l'administration publique, à l'Assemblée nationale, où elle devait s’expliquer sur les 144 700 $ versés à Me Luce Gayrard, avocate spécialisée en droit de la famille.

La Presse avait par ailleurs révélé que les dépenses de l’organisme de la juge de Kovachich, conjointe de l'ex-premier ministre Pierre Marc Johnson, étaient liées à un dossier personnel.

La démission de celle qui était à la tête de l’organisme depuis 2008 prend effet à partir d’aujourd’hui.

Elle critique Saint-Arnaud

«Le mandat donné à une avocate d'agir devant la Cour supérieure pour assister un membre du TAQ attaqué dans son rôle et ses fonctions a fait l'objet de rumeurs et de nombreux articles de journaux», a écrit Mme de Kovachich, rapporte la Presse.

En outre, elle y accuse surtout le ministre de la Justice, Bertrand Saint-Arnaud, qui n’aurait pas, selon elle, «balisé tant ses interventions publiques que l'exercice de ses responsabilités» «malgré des ordonnances» de la Cour supérieure qui interdisent la divulgation de la nature du dossier juridique au centre de l'affaire.

Le ministre, d’après elle, aurait dû respecter un devoir de réserve et ne pas «participer» au débat.

«La situation a malheureusement évolué autrement, a compromis le respect des institutions et rendu impossible l'exercice normal de mes fonctions de présidente», a-t-elle écrit.

À la fin de sa lettre, elle salue, parmi ses collègues, ceux «qui ont fait preuve de loyauté, de dévouement et de rigueur.»

Dans son communiqué, Bertrand St-Arnaud, quant à lui, a remercié la juge pour ses cinq années de service à la présidence du tribunal, indique La Presse.
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