Mélanie Joly quittera son poste d'associée directrice de l'agence de communication internationale Cohn & Wolfe pour viser d'autres sommets
Mélanie Joly quittera son poste d'associée directrice de l'agence de communication internationale Cohn & Wolfe pour viser d'autres sommets
La nouvelle vient de tomber: ce vendredi, l’avocate Mélanie Joly, associée directrice de l’agence de communication internationale Cohn & Wolfe, quittera son poste pour viser d’autres sommets. Politiques. Municipaux. Avec une possible candidature au poste de mairesse pour la ville de Montréal, tel que le rapportait ce week-end Radio-Canada.

« Merci à l'équipe extra!» lance-t-elle en guise d'au-revoir, sur son compte Twitter, entre plusieurs réflexions sur les enjeux sociaux, culturels et politiques du Québec. Car oui, Mélanie Joly, du haut de ses 34 ans, est une femme engagée.

Si elle y estime que les politiques de Margaret Thatcher étaient différentes de sa propre vision politique, elle admire néanmoins « l'intégrité de son engagement avec ses convictions». Tout comme elle nous confiait admirer Hillary Clinton il y a quelques mois.

Des femmes fortes. Des possibles modèles pour celle qui ne désire avant tout que «transformer sa société pour faire en sorte que les êtres humains vivent mieux».

Selon Me Joly, également co-fondatrice de Générations d’idées, groupe de réflexion politique formé de jeunes de 25 à 35 ans, le leader doit servir d’exemple, faire preuve de transparence et éviter les conflits d’intérêts. Ce dernier comprend en outre que l’on ne peut pas toujours gérer par consensus et accepter, parfois, d’être impopulaire.

« Cela prend donc un certain courage politique», a déclaré Me Joly. L’esquisse du nouveau Montréal, qu’elle aimerait ériger et qui se dessine déjà derrière ses multiples interventions, elle, n’en manque pas.

Pouvoir des villes

Selon Mélanie Joly, la gestion de la municipalité est l’un des grands enjeux du siècle
Selon Mélanie Joly, la gestion de la municipalité est l’un des grands enjeux du siècle
Pour Mélanie Joly, également membre du collectif Sortie 13, les choses sont claires: pour qu’une politique soit mieux adaptée à la population qu’elle veut servir, elle doit augmenter le pouvoir des villes. La gestion de la municipalité est l’un des grands enjeux du siècle, selon elle.

« D'abord, il faut délivrer nos villes de leur carcan juridique. Les villes doivent avoir plus d'autonomie quant à la mise en oeuvre de leur gouvernance», écrivait-elle dans un texte destiné au Journal Les Affaires.

Si elle posait sa candidature à la mairie de Montréal, on pourrait s’attendre à ce qu’elle fasse des enjeux suivants, ses priorités : suppression des postes électifs, reconfiguration des arrondissements, financement des universités, internationalisation du Bixi, adoption d'un modèle utilisateur-payeur de l'eau et des routes.

« L'émancipation des villes est peut-être le projet rassembleur qui pourrait relancer le Québec, selon Me Joly. Les villes réorganiseraient elles-mêmes leur structure sans toujours dépendre de Québec.»

Sans oublier ce combat pour l’accès à la culture, qui tient à coeur la jeune femme qui siège également au conseil d’administration du Musée d’art contemporain de Montréal.

À noter que son éventuelle candidature viendrait s’ajouter à celles du chef de Projet Montréal Richard Bergeron, de la chef de Vision Montréal Louise Harel et de Denis Coderre. L’actuel maire, Michael Applebaum, lui, ne se présentera pas.

En 2009, le journal Les Affaires avait désigné Mélanie Joly comme l’une des 15 femmes qui feront bouger le Québec. Quatre ans plus tard, et à l’aube peut-être de son grand saut politique, tout porte à croire que ce sera le cas.


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