Carlo Tarini, directeur de l’Association des victimes de prêtres du Québec
Carlo Tarini, directeur de l’Association des victimes de prêtres du Québec
Le requérant principal, Frank Tremblay poursuit pour plusieurs millions de dollars le Séminaire Saint-Alphonse de Sainte-Anne-de-Beaupré et la congrégation des Rédemptoristes pour des actes qui auraient été commis sur des élèves, de 1960 à 1987.

Selon Pierre Boivin, l’avocat du demandeur, 50 anciens élèves ont déjà porté des accusations et plusieurs centaines pourraient sortir de l’ombre et demander des compensations, si l’institution est trouvée coupable. Il s’agit du premier procès du genre au Québec, a affirmé Me Boivin.

Selon les requérants, le Séminaire Saint-Alphonse, associé à la célèbre Basilique Saint-Anne-de-Beaupré, est responsable des actes commis puisqu’il n’a pas su protéger les élèves contre les agressions.

Dix-sept anciens élèves témoigneront à partir de lundi, à Québec, contre neuf pères rédemptoristes qui ont enseigné au séminaire.

Le recours collectif vise notamment le père Raymond-Marie Lavoie qui purge actuellement une peine de prison. Ce dernier a admis en 2011 qu’il avait agressé sexuellement 13 garçons, incluant le requérant Frank Tremblay.

Selon Carlo Tarini, directeur de l’Association des victimes de prêtres du Québec, l’affaire aurait dû se régler hors cour.

«C’est un scandale. Nous savons que Lavoie a agressé 13 victimes, a-t-il dit en entrevue. C’est un crime de leur faire revivre leur cauchemar en cour.»