Benjamin Hudon-Barbeau
Benjamin Hudon-Barbeau
Affirmant vivre un « traumatisme irréparable » à la suite d’une « ncarcération injustifiée », Benjamin Hudon-Barbeau, âgé de 38 ans, estime que la Couronne et la police de Montréal n’auraient jamais dû l’accuser de tentative de meurtre en 2006.

« La réputation (d’Hudon-Barbeau) a été atteinte par l’emprisonnement injustifié, surtout envers ses proches et ses chances d’avoir une vie et un emploi normal », peut-on lire dans la poursuite rendue publique ce jeudi au palais de justice de Montréal.

Hudon-Barbeau, qui a déjà été considéré comme un sympathisant des Hells Angels, réclame donc des sommes faramineuses pour les préjudices qu’il dit avoir subis.

« L’effet psychologique (...) est ressenti même aujourd’hui », soutient le document de cour.

Coupable puis acquitté

Toute l’affaire avait pris naissance au Upper Club, un bar du boulevard Saint-Laurent, le 24 octobre 2006.

Ce soir-là, deux hommes s’étaient fait abattre et une femme avait affirmé avoir vu Hudon-Barbeau faire feu sur les victimes. Elle avait témoigné en ce sens lors du procès et l’accusé avait écopé de 12 années de pénitencier pour tentatives de meurtre.

Or, tout au long des procédures, la femme avait changé de version à plusieurs reprises. Elle avait même dit avoir été menacée afin de ne pas témoigner contre Hudon-Barbeau.

Elle s’était finalement rétractée et la Cour d’appel avait acquitté l’accusé. «Les verdicts de culpabilité reposaient entièrement sur son témoignage», rappelle le document de cour, alléguant qu’Hudon-Barbeau n’aurait même jamais dû être déclaré coupable en première instance.

L’homme avait été libéré en 2012, mais il n’a pas longtemps goûté à la liberté, puisqu’il a de nouveau été arrêté pour des accusations liées à des armes.

L’année suivante, il s’était évadé de la prison de Saint-Jérôme en hélicoptère, mais il avait été épinglé peu après.