Acquitté grâce aux pantalons roses d'une policière
Acquitté grâce aux pantalons roses d'une policière
Marc-Olivier Caron roulait trop vite sur le boulevard des Laurentides à Laval quand une policière l'a intercepté, raconte le Journal de Montréal. Elle s'est placée dans l'intersection de la rue et l'a sommée de s'arrêter.

Le hic : M. Caron dit n'avoir jamais réalisé qu'elle était agente de la paix à cause de ses pantalons roses. Il croyait plutôt à une brigadière qui traversait la rue, et il ne comprenait pas pourquoi celle-ci s'était arrêtée au milieu de la route, a-t-il raconté à la juge Martine Hébert.

Quand il a finalement compris son erreur et qu'il a ralenti pour se ranger en bordure de la route, il était trop tard. L'agente Nathalie Dagenais lui a donné une amende pour sa vitesse excessive et une autre de 1293 $ pour l'avoir mise en danger. C'est de cette dernière amende qu'a été acquitté M. Caron.

Contacté par le Journal, Me Éric Lamontagne, de chez Contravention Experts, déclare qu'il faut pouvoir être en mesure d'identifier les policiers. C'est le fait de ne pas avoir l'uniforme intégral qui a créé une confusion chez l'automobiliste, lequel ne peut pas s'attendre à se faire arrêter, dit-il.

Le port de pantalons de couleur est un moyen de pression choisi par les policiers pour protester contre la décision du gouvernement provincial de leur faire assumer la moitié de leur régime de retraite.