Me Steeve Robitaille quitte Stikeman Elliott et devient vice-président exécutif, fusions et acquisitions, et chef du contentieux chez WSP Global
Me Steeve Robitaille quitte Stikeman Elliott et devient vice-président exécutif, fusions et acquisitions, et chef du contentieux chez WSP Global
Me Steeve Robitaille quitte Stikeman Elliott et devient vice-président exécutif, fusions et acquisitions, et chef du contentieux chez WSP Global, la firme de génie-conseil internationale, anciennement Genivar, et dont le siège social est à Montréal.

Elle compte aujourd’hui quelque 36 000 ingénieurs partout dans le monde et un chiffre d’affaires de plusieurs milliards de dollars.

Un très gros poste pour cet avocat, spécialiste des fusions-acquisitions, et qui comptait WSP comme client depuis son premier appel public à l’épargne. Me Robitaille faisait aussi partie de l’équipe qui a négocié deux de ses très grosses transactions: la fusion en 2012 avec la britannique WSP (qui allait remplacer le nom de Genivar), une firme deux fois plus imposante qu'elle, pour la somme de 440 millions $. Puis, en 2015, l’achat pour 425 millions $ de MMM Group Limited, un géant du génie-conseil ontarien.

« Je suis très excité de me joindre à WSP, et malheureux de quitter mon cabinet, nous dit Steeve Robitaille. J’ai beaucoup d’amis ici, et je suis triste de devoir les quitter...»

Me Robitaille est un «born and raised » de Stikeman Elliott, comme il le dit lui-même: « Je suis chez Stikeman depuis ma sortie de l’université Laval, en 1993 », dit ce Barreau 1994.

À 45 ans, il avait gravi tous les échelons, et était sur le conseil de la société et du comité exécutif. Il a fait sa marque dans les domaines des valeurs mobilières, des fusions et des acquisitions négociées ou sur le marché public ainsi que du financement d'entreprises. Il est un chef de fil des fusions et acquisitions dans l'édition 2017 du International Financial Law Review's IFLR1000.

L’offre de WSP est arrivée à point nommé. « Tous les paramètres y étaient, dit Me Robitaille. WSP est une entreprise en croissance, qui a le vent dans les voiles. L’équipe est extraordinaire, avec un nouveau chef de la direction financière, Bruno Roy, et un nouveau président et chef de la direction, Alexandre L’Heureux. C’est une organisation que j’ai toujours énormément respectée. »

Il entre en fonction début mai, et s’attend à travailler aussi fort que chez Stikeman. « Ça va se poursuivre… à quatre coins de rues plus loin », soit au 1600 boulevard René-Lévesque ouest.

« On est très fier de lui »

Me André Roy
Me André Roy
Chez Stikeman Elliott, on est peiné de voir partir Steeve Robitaille, mais très heureux pour lui, dit son bientôt ex-collègue, l’associé directeur André Roy qui est membre du conseil de la société et du comité exécutif. «Je suis très fier de lui, dit-il. C’est un gars très aimé, très respecté, un mentor pour les jeunes, un leader. Et c’est un ami.»

Ce nouveau poste prestigieux, qui en fait l’un des principaux dirigeants du géant du génie-conseil, «est une très belle opportunité pour ce jeune homme dans la quarantaine !»

Me Roy estime que cette nomination, qui amènera Steeve Robitaille à mêler les affaires et le droit, est du même calibre que celle de Calin Rovinescu, qui a quitté Stikeman Elliott pour aller diriger Air Canada. « C’est un peu dans la lignée des grands leaders », dit André Roy, qui croit que Stikeman Elliott va continuer de conseiller WSP Global. L’équipe du cabinet a de la profondeur, dit-il.

Une relève serait bien préparée à prendre le dossier WSP en main, soit Me Maxime Turcotte.

« Pour les jeunes, le parcours de Steeve Robitaille est très inspirant, poursuit Me Roy, car ça signifie qu’on peut devenir des leaders dans des entreprises d’envergure mondiale. Ça démontre la qualité des gens qu’on a ici », dit-il en répétant: «on est très fier de lui ».

« Un bon fit »

Me Clemens Mayr
Me Clemens Mayr
Pour son grand ami, et ex-collègue à ses débuts chez Stikeman Elliott, Me Clemens Mayr, avocat chez McCarthy Tétrault, il n’est pas surprenant que Steeve Robitaille, qu’il décrit comme un « gars formidable » et un excellent juriste, « ne saute sur cette occasion ». « C’est difficile de ne pas être attiré par une telle offre, surtout quand elle vient de la bonne gang. C’est un bon fit, avec l’arrivée des nouveaux dirigeants, Bruno Roy et André L’Heureux. Cette équipe est à surveiller. WSP a de grandes ambitions. »

Son plan de croissance « rapide » se fera par des acquisitions, poursuit Me Mayr, ce qui signifie beaucoup de boulot juridique, mais plus encore. « Le rôle de Steeve Robitaille devient beaucoup plus large. Cela correspond à l’évolution du rôle de l’avocat dans les grandes sociétés, qui déborde de l’aspect juridique. Il fait partie de l’exécutif, et de toutes les décisions d’affaires et stratégiques. »


Du côté de WSP, on est bien évidemment ravi « d'accueillir quelqu'un du calibre de Steeve Robitaille ». « Steeve est un expert respecté dans le milieu des affaires et nous avons eu le plaisir de travailler avec lui à de nombreuses reprises au cours des dernières années », dit la porte-parole, Isabelle Adjahi. « Nous avons en effet pu bénéficier de son expertise, aussi bien au moment de notre premier appel public à l’épargne qu’au fil de nos nombreuses acquisitions et financements. Le fait qu’il ait une bonne connaissance de notre entreprise et de notre industrie sont des atouts indéniables qui lui permettront de contribuer de manière très active à la prochaine phase de notre croissance.»