Coq Maurice et Corinne Fesseau, son maître. Sources : Reuters.
Coq Maurice et Corinne Fesseau, son maître. Sources : Reuters.
Les « cocoricos » du coq Maurice résonneront toujours sur l’île d’Oléron!

Le coq Maurice a eu raison de ses voisins, qui l’accusaient de chanter au lever du soleil: il pourra continuer de s’exprimer autant qu’il le voudra. « On leur a volé dans les plumes ! » s’est exclamée Corinne Fesseau, maître de Maurice.

Comme le rapporte l’agence France Presse, la maîtrise du gallinacé obtient également 1000 euros de la part de ses voisins pour dommages et intérêts, ainsi que le remboursement de ses frais de justice.

Pour déclarer le coq Maurice innocent, le tribunal a envoyé un huissier sur l’île d’Oléron lors de trois nuits consécutives. En vérifiant les heures et le volume des chants de Maurice, celui-ci a déterminé que le coq faisait son travail, en chantant de façon intermittente de 6h30 à 7h00.

Mes Vincent Huberdeau(le perdant) et Julien Papineau (le gagnant). Sources : Sudouest.fr.
Mes Vincent Huberdeau(le perdant) et Julien Papineau (le gagnant). Sources : Sudouest.fr.
Le tribunal a tranché que les voisins, qui en avaient contre le coq Maurice, avaient « agi de façon abusive » en portant plainte, en ajoutant qu’ils « n’ont pas attendu réellement la possibilité d’une solution amiable. »

« Tout le monde va être protégé derrière : les cloches, les grenouilles… Et pourquoi pas une loi Maurice pour protéger tous les bruits ruraux ? » s’est exclamée la mère d’adoption, après avoir bien rôti ses adversaires.

Comme l’avait annoncé Droit-Inc, l’histoire a généré beaucoup d’intérêt. Des t-shirts « Let me sing » (Laissez-moi chanter) de la Team Maurice (Équipe Maurice) ont été vendus et une pétition sur le sujet a amassé 140 000 signatures.

Les avocats qui s’affrontaient dans cette basse cour étaient Mes Julien Papineau (le gagnant) et Vincent Huberdeau (le perdant).