Mirja Trilsch, la directrice de la Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) de l'UQAM. Photo : Site Web de l'UQAM
Mirja Trilsch, la directrice de la Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) de l'UQAM. Photo : Site Web de l'UQAM
La Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) de l'UQAM, qui vient tout juste de publier son rapport annuel, a connu une année record, selon sa directrice, la professeure de droit Mirja Trilsch.

« Ça a été une année record en termes du nombre d'étudiants, en termes de projets sur lesquels on a travaillé », se réjouit Mme Trilsh en entrevue avec Droit-inc. En effet, 47 étudiants, sur deux cohortes, ont pris part aux activités de la Clinique cette année.

La CIDDHU a produit trois rapports devant des instances des Nations unies, deux recherches pour des procédures devant la Cour européenne des droits de l'Homme et une formation en matière de travail décent dispensée à des femmes en Côte d'Ivoire, entre autres. Beaucoup d’accent a été mis cette année sur les droits des femmes, notamment en partenariat avec Femmes autochtones du Québec.

« On a été par le passé très actif devant notamment le comité onusien pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes. J'imagine que c'est un peu pour ça qu'on nous sollicite sur ces enjeux-là », convient la professeure.

Cette dernière croit que le droit international est populaire auprès des étudiants car il suscite de l’espoir pour un monde meilleur. « Dans plusieurs pays, il y a un virage vers la droite ou une moins grande considération pour les droits humains, surtout pour les personnes en situation de minorité. Je pense que le droit international peut donner espoir qu'on puisse tenir les États responsables. »

Alors que la CIDDHU s’approche de ses 15 ans, elle peut compter sur l’appui fort d’avocats et de chargés de cours pour bien accompagner les étudiants, qui eux, doivent s’inscrire sur une liste d’attente pour pouvoir participer à ce cours particulier. Mais...

« Ce qui manque toujours, c'est sûr que des ressources financières. Nous sommes un cours universitaire et non pas une ONG avec la capacité de faire de grandes collectes de fonds », relativise Mme Trilsch.

« C'est le modèle qu'on a choisi. Ça a aussi ses avantages: on a des étudiants extrêmement motivés. Visiblement, ça les allume! »

Pour connaître tous les différents projets réalisés par les étudiants, consultez le Rapport annuel ici.