Jean Charest était prêt... Photos : Youtube
Jean Charest était prêt... Photos : Youtube
Jean Charest était rendu très loin dans son processus de lancement de campagne pour la course à la chefferie du Parti conservateur avant de se désister cette semaine.

Pour preuve, une vidéo de l’associé chez McCarthy Tétrault expliquant son désir de devenir chef du parti avait été mise en ligne sur YouTube avant d’être retirée quelques minutes plus tard, non sans qu’un autre internaute ait le temps d’en faire une copie.

« La course au leadership du Parti conservateur est maintenant lancée », dit d’entrée de jeu l’ancien premier ministre québécois, arborant une cravate bleue, assis, devant une toile de fond bleue.

« Et le choix que nous ferons, nous, les militants et militantes du parti, sera non pas uniquement pour le parti, mais aussi pour l’avenir du Canada », poursuit-il.

Le Barreau 1981 était même prêt à partir à la rencontre des militants conservateurs d’un bout à l’autre du pays.

« Ce sera pour vous l’occasion de m’entendre, mais également de prendre la parole. J’aurai l’occasion de voyager à travers le Canada pour vous rencontrer, pour me familiariser avec les enjeux de chacune des régions du pays et d’offrir une vision à la fois de notre parti, mais surtout sur l’avenir du Canada. »

« Le choix que nous ferons déterminera si oui ou non nous gagnerons les prochaines élections fédérales. »

La vidéo se conclut avec une image indiquant « Charest 2020 ».



Pas candidat

Pourtant, Jean Charest a assuré en entrevue avec Patrice Roy de Radio-Canada mardi qu’il passait son tour pour cette nouvelle course politique. « Mon coeur a beaucoup balancé », avait-il cependant admis, lui qui a dirigé le Parti progressiste-conservateur de 1993 à 1998, avant de faire le saut en politique provinciale et de devenir premier ministre du Québec en avril 2003.

Il a par ailleurs déclaré que sa vie professionnelle était bien occupée chez McCarthy Tétrault. D’ailleurs, Droit-inc rapportait jeudi que l’avocat partageait son temps entre Montréal et Paris, où il brasse de grosses affaires.