L’avocat Paul St-Pierre Plamondon, candidat à la direction du PQ. Photo : Radio-Canada
L’avocat Paul St-Pierre Plamondon, candidat à la direction du PQ. Photo : Radio-Canada
Avant de se lancer dans la fondation de l’organisme Générations d’idées – qui a selon lui contribué à créer la Commission Charbonneau – Paul St-Pierre Plamondon a travaillé de 2003 à 2009 chez Stikeman Elliott.

À cette époque, celui qui se présente aujourd’hui comme candidat à la direction du Parti québécois a été impliqué dans plusieurs requêtes judiciaires, au nom du groupe Polygone, une entreprise qui a reçu plus de 40 M$ du programme de commandite pour promouvoir l’unité canadienne, rappelle La Presse.

L’une d’entre elles visait à forcer le journaliste du Globe and Mail Daniel Leblanc à révéler l’identité de sa fameuse source, MaChouette – la genèse du célèbre scandale des commandites. Le quotidien et le journaliste se sont rendus en Cour suprême pour protéger l’anonymat de cette source.

En entrevue à La Presse, Me St-Pierre Plamondon a refusé d’entrer dans les détails, invoquant son devoir de confidentialité.

« J’étais avocat junior à l’époque, et ce n’est pas moi qui ai plaidé ces requêtes devant la cour », a-t-il affirmé.

« Le hasard a fait qu’on m’a assigné ces dossiers, et ce que je peux dire, c’est que ça m’a influencé au point que le cours de ma vie professionnelle s’est transformé après, a-t-il ajouté. Ça a beaucoup à voir avec mes convictions politiques actuelles. »

L’ancien fédéraliste soutient qu’il a eu une « épiphanie » souverainiste en découvrant les détails du scandale des commandites.

En 2009, en quittant Stikeman, il avait d’ailleurs accordé une entrevue à Droit-inc.

Guy Nantel, qui se présente lui aussi à la direction du PQ, a qualifié la situation d’« ironique », alors que Paul St-Pierre Plamondon avait attaqué l’humoriste la semaine dernière sur son métier, selon lui incompatible avec le rôle de chef du parti.

En plus d’avoir oeuvré chez Stikeman, Paul St-Pierre Plamondon a aussi été vice-président du collectif d’avocats Delegatus pendant cinq ans. Il a également travaillé au sein du cabinet gatinois Letellier Gosselin Duclos, après avoir échoué une première fois à se faire élire chef du PQ, en 2016, et comme député, en 2018.