Le ministre de la Justice du Canada David Lametti. Photo : Site Web de l’Université McGill
Le ministre de la Justice du Canada David Lametti. Photo : Site Web de l’Université McGill
Le ministre de la Justice du Canada David Lametti a dirigé un forum virtuel avec des avocats du pays, a annoncé son cabinet hier.

Son objectif?

Une magistrature diversifiée, à l’image de la société canadienne.

« Veiller à ce que les juges reflètent la diversité de la société canadienne contribuera à maintenir et à accroître la confiance dans l'administration de la justice. Je suis ravi que des événements comme celui que j'ai tenu aujourd'hui puissent inciter des personnes exceptionnelles de différentes communautés à envisager de présenter une demande de nomination à la magistrature », a déclaré le ministre Lametti dans un communiqué transmis aux médias.

De façon plus concrète, le ministre Lametti aimerait que davantage de membres de collectivités, comme les Canadiens noirs, les Autochtones et les membres de la communauté LGBTQ2, envisagent de présenter une demande de nomination à la magistrature.

La pandémie rendrait d’ailleurs urgente la modernisation du système de la justice, seul moyen de mieux soutenir les « populations vulnérables » du Canada, indique le communiqué du ministère de la Justice.

Le forum virtuel s’est tenu dans la foulée de critiques de plusieurs organismes canadiens. L’Association du barreau canadien s’est en effet jointe à plusieurs organismes juridiques pour réclamer une plus grande diversité dans les nominations judiciaires.

Dans une lettre transmise au ministre, les signataires, composés d’avocats et d’organismes et de cliniques juridiques, ont notamment recommandé que les six postes actuellement vacants à la Cour fédérale du Canada soient pourvus par des membres de minorités.

« L'héritage de siècles de racisme systémique a conduit une cour fédérale à dominance blanche à prendre des décisions régissant les actions et les comportements des communautés “BIPOC” (Noirs, Autochtones et personnes de couleur), sans connaître les préjugés et les préjugés raciaux auxquels ces communautés sont confrontées », dénonce la lettre en question selon le magazine Canadian Lawyer.