Me Annick Murphy, directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Me Annick Murphy, directrice des poursuites criminelles et pénales (DPCP).
Annick Murphy occupe ce poste depuis le 14 janvier 2015 et il s'agit de mandats d'une durée de sept ans qui ne peuvent être renouvelés.

La grande patronne du DPCP a informé le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, qu'elle quitterait ses fonctions en février 2021 afin de prendre sa retraite, a indiqué mardi le bureau de la directrice aux poursuites criminelles et pénales.

Admise au Barreau du Québec en 1980, elle a notamment exercé de 2003 à 2007 les fonctions de substitut en chef adjointe du procureur général au Bureau de la jeunesse de Montréal, avant d'y occuper le poste de procureure en chef aux poursuites criminelles et pénales de 2007 à 2012. Me Murphy a été nommée directrice adjointe aux poursuites criminelles et pénales en juin 2012.

En 2018, elle avait fait la demande à la sous-ministre de la Sécurité publique pour une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) concernant les fuites d'informations confidentielles à l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Plus récemment, elle s'est retrouvée sous les projecteurs relativement aux agissements passés du directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), Martin Prud'homme.

Une faute déontologique aurait été commise par M. Prud'homme lorsqu'il a fait un appel à la Directrice des poursuites criminelles et pénales en octobre 2017. M. Prud'homme a depuis ce temps été blanchi de toute allégation criminelle, mais des questions demeurent en suspens dans ce dossier.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a indiqué le mois dernier que la Commission de la fonction publique enquêtera sur les agissements de M. Prud'homme, suspendu avec solde depuis plus de 18 mois.