Alex Harvey est maintenant stagiaire du Barreau chez BCF. Photos : Twitter et site web de BCF
Alex Harvey est maintenant stagiaire du Barreau chez BCF. Photos : Twitter et site web de BCF
Quand il a annoncé sa retraite en mars 2019, Alex Harvey savait déjà ce qu’il ferait dans les mois suivants. Il allait mettre les bouchées doubles pour terminer son baccalauréat en droit, entamé en 2002, et enfin devenir avocat.

Le voici maintenant, à 32 ans, tout près de la ligne d’arrivée. Le détenteur de 20 podiums de la Coupe du monde a réussi les examens du Barreau en janvier et débute son stage en droit commercial.

Tout au long de votre carrière d’athlète de haut niveau, vous avez continué votre baccalauréat. Ça représente toute une charge de travail. Avec le recul, vous croyez que c’était la bonne décision?

Absolument. Quand je regarde mon coéquipier et ami Devon Kershaw, qui a pris sa retraite presque en même temps que moi et attend présentement d’être admis en médecine, je me dis que ça m’a donné toute une longueur d’avance. Ça me réconforte dans mes choix.

Et puis, mes parents étaient vraiment heureux que je continue mes études. C’était important pour eux que je ne concentre pas tous mes efforts sur le sport sans planifier ma vie professionnelle future.

Comment s’est déroulé le passage de votre vie d’athlète à celle d’avocat en devenir?

C’est sûr que c’est un grand changement de passer d’un mode de vie aussi actif à rester assis dans un bureau toute la journée, mais la transition s’est faite en douceur. Après avoir annoncé ma retraite, j’ai fait une tournée des médias, puis j’ai pris deux cours en session d’été à l’université avant de m’inscrire à temps plein pour l’automne.

Ensuite, il y a eu le stage d’étudiant, aussi chez BCF. J’ai vraiment été accueilli très chaleureusement par toute l’équipe et je suis bien heureux d’y être aussi pour mon stage du Barreau. Ils m’ont vraiment pris sous leur aile.

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre stage?

On a très peu de formation en droit commercial pendant le baccalauréat, donc j’ai vraiment l’impression d’apprendre énormément, d’être chaque soir un meilleur avocat que je ne l’étais au matin.

Et les stagiaires ici ont une certaine latitude. On est très impliqués dans les dossiers, pas seulement de loin, pour faire de la recherche. J’ai l’impression que ce n’est pas comme ça dans tous les cabinets et je m’estime chanceux d’avoir cette opportunité.

Alex Harvey est le fondeur canadien le plus décoré de l'histoire. Photo : Radio-Canada
Alex Harvey est le fondeur canadien le plus décoré de l'histoire. Photo : Radio-Canada
Vous voyez des similitudes entre le ski de fond et le droit?

Il y a des parallèles, oui. Pour moi, les séances d’entraînement sont un peu comme tout le travail qu’on accomplit dans le bureau. La recherche, la préparation de conventions, les résolutions des actionnaires, toute la paperasse sert à arriver bien préparé à la compétition.

Et le jour de la compétition, ton moment de gloire, c’est la séance de clôture. Si on a bien travaillé, tout se met en place et le client est satisfait!

Pourquoi avoir choisi le droit commercial comme domaine de pratique?

Ça m’a toujours intéressé, mais je dirais que j’ai eu la piqûre en participant aux négociations pour mes contrats avec des commanditaires. Aller chercher une bonne entente qui satisferait les deux parties était très gratifiant. Ça a confirmé mon choix.

Récemment, vous avez pu célébrer votre réussite à l’examen du Barreau. Quels seront les prochains grands jalons de votre carrière, ceux que vous attendez avec impatience?

La fin de mon stage et mon inscription au tableau de l’Ordre, c’est certain. Mais ce que j’ai vraiment hâte de vivre, c’est de signer mon premier client. C’est cette relation avec les clients qui m’intéresse le plus dans le métier d’avocat et je crois que c’est ce qui sera mon point fort.