David King, président de district principal de Robert Half au Canada. Photo : Twitter
David King, président de district principal de Robert Half au Canada. Photo : Twitter
Les habitudes de travail prises durant la pandémie risquent non seulement de durer, mais elles pourraient pousser les professionnels à prendre des décisions radicales dans leur carrière.

Un travailleur sur trois pourrait même démissionner s' il doit retourner au bureau à temps complet, indique un sondage mené par la firme Robert Half.

« Alors que nous repensons l'avenir du travail, il est temps pour les gestionnaires d'engager des discussions attentives avec leurs équipes afin de déterminer ce qu'elles veulent et ce dont elles ont le plus besoin, affirme David King, le président de district principal de Robert Half au Canada. Établir un plan de retour au travail qui accorde la priorité à la santé et au bien-être des employés et qui favorise une forte culture d'entreprise peut aider à soutenir les efforts de rétention des employés et de recrutement. »

Les professionnels du droit ne font pas exception, si on se réfère à une étude récente menée par la firme d’avocats américaine Cushman & Wakefield. 30 à 40% des associés préfèreraient travailler à distance de zéro à deux jours par semaine, tout en reconnaissant que cela ne sera pas forcément possible une fois la pandémie terminée.

C’est que beaucoup expriment des hésitations au sujet du télétravail à temps plein. Le sondage de Robert Half relève que les relations avec les collègues pourraient en souffrir, selon 39% des travailleurs interrogés.

Aussi, les possibilités d’avancement professionnel pourraient être moins nombreuses en raison d’un manque de visibilité (21%). Et d’autres constatent une baisse de la productivité quand ils travaillent depuis la maison (16%).